Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Pétition en soutien aux maçons genevois

Fin mars, la section genevoise de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) décidait unilatéralement de dénoncer, pour la fin de l’année, l’annexe 13 de la Convention nationale du secteur principal de la construction (CN). Cette annexe, qui s’applique spécifiquement aux travailleurs et aux travailleuses du canton de Genève, est plus avantageuse sur certains points, notamment le panier repas, qui est à 25 francs (contre 16 fr. dans les autres cantons) et un supplément salarial de 2,9% qui garantit quinze minutes de pause payée. Les syndicats Unia, SIT et Syna estiment que la suppression de ces dispositions correspond à une baisse de salaire de l’ordre de 400 francs par mois. C’est pourquoi ils lancent une pétition en ligne pour demander à la SSE de retirer sa résiliation de l’annexe 13, de maintenir les salaires actuels et de revenir à la table des négociations.

«Attaquer les salaires de ceux qui construisent nos logements, nos routes, nos écoles, nos hôpitaux dans des conditions de travail si difficiles, alors que le coût de la vie explose à Genève, est un acte d’une violence sociale intolérable», dit le texte de la pétition. «La décision de la SSE méprise la dignité de tous les travailleurs de la construction et va plonger des milliers d’entre eux et leurs familles dans la précarité. Nous dénonçons fermement cette régression sociale dans un canton qui affiche autant de richesse.» AG

Pour signer la pétition, cliquez ici.

Pour aller plus loin

«Les maçons ne sont pas corvéables à merci!»

Syndicalistes sur un chantier.

Les syndicats genevois de la construction s’inquiètent face à la précarisation et à la dérégulation du secteur en vue du renouvellement de la convention nationale. Ils se disent prêts à entrer en guerre.

Drame de Malley: négligence soupçonnée

La tour de Malley avec son échafaudage effondré.

Les points d’ancrage de l’échafaudage effondré en juillet 2024 auraient été mal contrôlés, selon la RTS. Par ailleurs, le chantier reste en partie bloqué.

«Il faut travailler toujours plus, et toujours plus vite»

Maçon.

Alors que la Convention nationale du gros œuvre est renouvelée cette année, un ouvrier nous raconte son quotidien, en espérant que les négociations qui vont démarrer permettront de l’améliorer.

Le 17 mai, les entrepreneurs au pied du mur

Journées de labeur interminables, déplacements partiellement payés, pause matinale non rémunérée, salaires à la traîne: les maçons entendent bien mettre les employeurs au pied du...