Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

L’avenir de l’agriculture suisse se jouera dans les urnes

Que demande l’initiative populaire «Pour une alimentation sûre»?
Lancée par un comité de citoyens, elle veut augmenter le taux d'autosuffisance alimentaire de la Suisse, qui passerait d'environ 46% à 70% en dix ans. Pour y parvenir, elle propose de produire davantage de nourriture en Suisse, en développant surtout les cultures destinées directement à l'alimentation humaine plutôt que l'élevage. Elle prévoit aussi de réduire la dépendance aux importations de fourrage et d'engrais, de mieux protéger l'eau potable et les réserves d'eau souterraine, et de mettre en place une planification nationale pour garantir l'approvisionnement en eau. 

Quels sont les arguments en sa faveur?
Les partisans, qui ont lancé leur campagne début juillet, estiment que la Suisse dépend aujourd'hui trop des importations pour nourrir sa population. Selon eux, les crises récentes montrent qu'il est important de produire davantage de nourriture dans le pays afin de renforcer la sécurité alimentaire. Ils défendent aussi une agriculture plus durable, avec davantage de cultures végétales, moins de dépendance aux semences, aux engrais et autres produits phytosanitaires importés et une meilleure protection de l'eau potable et de l'environnement.

Pourquoi cette initiative va trop loin, selon ses opposants?
Selon le Conseil fédéral, le Parlement ou encore l’Union suisse des paysans, l'objectif d'atteindre 70% d'autosuffisance est difficilement réalisable et impliquerait de réduire fortement l'élevage, ce qui fragiliserait de nombreuses exploitations, notamment en montagne. Ils craignent aussi une intervention plus importante de l'Etat dans l'agriculture, une hausse des coûts de production et, à terme, des prix des aliments. Le Conseil fédéral dit partager les objectifs de sécurité alimentaire et de protection de l'environnement, mais il estime que ceux-ci peuvent être atteints avec les lois actuelles, sans modifier la Constitution. Les électeurs devront trancher le 27 septembre prochain.

Pour aller plus loin

L’initiative du chaos essuie un net rejet

Personnes applaudissant.

Près de 55% des votants ont dit «non» au texte de l’UDC «Pas de Suisse à 10 millions!». Gros soulagement à gauche et dans les syndicats, dont le combat n’est pas fini.

Le canton de Vaud inscrit le salaire minimum dans sa Constitution

Personnes autour d'une table

Alors que le contre-projet du Conseil d’Etat a été rejeté, la gauche et les syndicats se réjouissent d’un résultat qui impose au Grand Conseil de légiférer sur cette mesure.

Horaires des magasins à Genève: les syndicats ne rendent pas les armes

Personnes collant des affiches.

Tout en prenant acte de l’extension du travail dominical, le comité unitaire prévient qu’il veillera à empêcher les abus.

L’initiative du chaos à travers les yeux d’un secundo

Homme portrait

Fils d’immigrants italiens, metteur en scène et artiste, Massimo Furlan a fait de la question migratoire un thème nourrissant ses productions. Il s’exprime sur la proposition radicale de l’UDC.