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Réflexion sur les préoccupations dans le secteur tertiaire

Un serveur.
© Thierry Porchet

Les assises permettront notamment d’aborder, pour le secteur de l’hôtellerie-restauration, la problématique de l’enregistrement du temps de travail source d’abus patronaux.

Organisées par Unia, les premières assises du secteur tertiaire en Valais se concentreront sur les conditions de travail dans l’hôtellerie-restauration et la vente

«Ces assises permettront de procéder à un état des lieux dans les branches concernées, favoriseront les échanges et la construction syndicale.» Responsable du secteur tertiaire d’Unia Valais, Francine Zufferey se réjouit d’accueillir, le 14 novembre prochain, les syndiqués du domaine invités à participer à une rencontre inédite. Une journée de réflexion portant sur leurs conditions de travail et leurs attentes. La réunion s’articulera autour de différents ateliers. L’un d’eux sera consacré à l’hôtellerie-restauration. Les intervenants dresseront un bilan de la mobilisation qui a débouché sur une augmentation des salaires minimums. Une hausse qui s’élèvera d’au moins 3% selon les qualifications, considérée par la syndicaliste comme «moyennement satisfaisante». La discussion portera également sur le Manifeste des employés de ce secteur d’activité intitulé: «Nous voulons une vie digne!» Ce document dépeint la situation des salariés qui ont été frappés de plein fouet par la crise sanitaire et les problèmes auxquels ils se heurtent. Il comporte également une liste de revendications dont les principales intègrent une revalorisation salariale, la prise en compte de l’expérience, la fin du travail sur appel ou encore le droit à la déconnexion.

Se protéger des abus patronaux

«Nous déterminerons les requêtes prioritaires en vue du renouvellement, l’an prochain, de la Convention collective nationale de travail», poursuit la collaboratrice d’Unia, précisant encore qu’il sera également question des abus patronaux liés notamment à l’enregistrement du temps de travail. «Un problème important. Les employeurs ne tiennent pas toujours de décomptes ou ne notent pas correctement les heures, violant les dispositions conventionnelles», alarme Francine Zufferey. Conséquences: les pauses, les jours de congé, ou encore la prise en compte d’heures supplémentaires ne sont pas systématiquement respectés. «Nous invitons le personnel à noter ses horaires. Les salariés ne devraient dans tous les cas pas travailler plus de sept jours consécutifs et ont le droit ensuite de bénéficier de 83 heures de repos.» Dans ce contexte, les participants réfléchiront aux meilleurs moyens pour se protéger contre ces dérives aussi préjudiciables à la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Risques de détérioration dans la vente...

Un autre atelier sera basé sur la situation des vendeuses et des vendeurs à la lumière de la révision, en décembre, de la Loi cantonale relative aux heures d’ouverture des magasins. «Il s’agira de définir la stratégie à adopter durant le processus parlementaire déjà et les outils à mettre en œuvre au cas où le projet devait aboutir à une détérioration des conditions de travail», explique Blaise Carron, secrétaire régional. La mouture en discussion tend à élargir les horaires d’ouverture des commerces du lundi au vendredi de 18h30 à 19h et le samedi de 17h à 17h30. «Autre enjeu: la volonté d’étendre les zones touristiques qui bénéficient déjà de dérogations en semaine, les week-ends et les jours fériés», ajoute le syndicaliste, précisant que la journée de réflexion servira à formuler des amendements à la mouture du Conseil d’Etat visant à maintenir le statu quo. «Sans succès, nous débattrons du lancement d’un référendum.»

La rencontre permettra encore de faire le point sur les autres branches du tertiaire, comme celles de la coiffure, de la sécurité, des stations-service et peut-être des soins. «Nous parlerons alors de l’idée d’un salaire minimum cantonal et de la Grève féministe du 14 juin», complète Francine Zufferey. Et les deux syndicalistes de préciser encore leurs attentes au sujet de ces assises: «Elles doivent contribuer à la construction syndicale, à l’image de ce qui se passe dans le bâtiment, en favorisant la création d’instances militantes et de comités de branches. La rencontre se veut interactive et propre à faire remonter les problématiques spécifiques et les propositions des salariés.»

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