A Genève, enfin un accord dans le secteur de la construction
Les travailleurs de la construction avaient montré leur capacité de mobilisation lors des négociations concernant le renouvellement de la Convention nationale, en 2025.
Après des longues négociations, syndicats et patrons se sont entendus pour maintenir les acquis obtenus pour les travailleurs.
Les ouvriers genevois du secteur principal de la construction ont obtenu une belle victoire. Réunis en assemblée générale ce mardi 29 septembre, ils ont accepté les accords négociés entre les associations patronales et les syndicats. Pour rappel, une nouvelle convention collective nationale (CN) règle les conditions de travail du secteur de la construction depuis le début de l’année. A Genève, représentants des entrepreneurs et des travailleurs n’étaient pas sur la même longueur d’onde concernant la conservation de l’Annexe 13 de la CN, qui prend en considération les spécificités cantonales et améliore par conséquent les conditions de travail des salariés du bout du lac.
Tout le monde y gagne
Dans un communiqué commun, les partenaires sociaux genevois du secteur principal de la construction annoncent: «Avec l’accord trouvé, les parties contractantes actent du maintien des acquis prévus dans l’Annexe 13 CN et repris dans la Convention collective de travail locale et intègrent le résultat des négociations nationales dans le paysage conventionnel genevois.» Une bonne nouvelle pour les travailleurs, donc, mais également pour les sociétés genevoises, puisque comme l’affirme le communiqué, cette entente « profite tout à la fois aux entreprises et aux salariés en renforçant l’attractivité de la branche confrontée à un manque croissant de main d’œuvre qualifiée.»
Les partenaires sociaux, dont Unia fait partie, notent également qu’ils continueront à investir de nombreux moyens pour contrôler et garantir le respect des conditions de travail, grâce à la commission paritaire genevoise du gros-œuvre. «Un engagement qui permet de lutter paritairement contre la concurrence déloyale et le dumping salarial», conclut le communiqué.