Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Le référendum contre la modification des horaires des magasins est déposé

Manifestants
©Olivier Vogelsang

Les représentants du comité unitaires lors du dépôt référendum contre la modification de la loi sur les horaires d’ouverture des magasins (LHOM).

A Genève, les syndicats et la gauche ont déposé plus de 8000 signatures contre l’ouverture des commerces deux dimanches supplémentaires en fin d’année. Réactions.

Le 9 juillet au matin, le comité unitaire composé de syndicats et de partis de gauche genevois a déposé un référendum contre la modification de la Loi sur les horaires d’ouverture des magasins (LHOM), muni de pas moins de 8088 signatures. Pour bref rappel, la droite du Grand Conseil était passée en force en mai dernier, en supprimant l’obligation de négocier une convention collective de travail pour autoriser les magasins à ouvrir deux dimanches supplémentaires durant les fêtes de fin d’année. Pour Unia, les autres syndicats, le Parti Socialiste, les Verts, SolidaritéS, l’Union populaire et l’association Placage, c’est non! A la suite de la récolte des signatures – près du double du nombre nécessaires – le peuple sera appelé à se prononcer lors des votations du 30 novembre.

«Nous avons rencontré un grand succès dans la rue auprès de la population et des petits commerces, a réagi Yan Giroud, d’Unia Genève. De manière générale, les gens sont opposés aux ouvertures du dimanche, et encore plus sans CCT qui protège le personnel de vente. Car ces ouvertures ne les concernent pas seulement eux, mais aussi les salons de coiffure ou les agences de voyage présents dans les centres commerciaux, le personnel de nettoyage ou encore les travailleurs de la petite enfance qui vont devoir travailler le dimanche pour décharger les vendeuses. La vente est déjà une branche aux conditions difficiles, qui est sous pression toute l’année et encore plus pendant les fêtes.» Pour le syndicaliste, ce référendum est capital, et pas seulement pour le canton. «C’est un signal pour toute la Suisse, alors qu’aux Chambres se discute un projet de loi qui veut permettre l’ouverture de 12 dimanches par année. Il faut arrêter avec cette volonté dogmatique d’ouvrir 7 jours par semaine alors que la population n’en n'a pas la nécessité.»

Au profit des grands
Le problème pour les syndicats genevois, ce n’est pas d’ouvrir les magasins le dimanche, mais plutôt de le faire sans contrepartie. «Nous n’y sommes pas fermés, à condition de protéger les travailleurs et pour cela il est indispensable de passer par la négociation d’une CCT», insiste Davide De Filippo, le président de la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), qui rappelle que les employeurs de la branche ne sont jamais entrés en matière. 

L'Union populaire estime que la  loi ainsi modifiée prétérite les employés, dont une majorité de femmes, en faveur des grandes enseignes. Le Parti socialiste dénonce quant à lui un mépris du partenariat social de la part des associations patronales.

Selon les Verts, les petits commerces ne veulent pas de ces dimanches, car ils n’ont pas le personnel suffisant. «Cela fait plusieurs fois qu’on vote sur le sujet, on nous dit que c’est pour concurrencer le commerce en ligne et les achats transfrontaliers mais c’est faux. Encore une fois, l’opération ne profitera qu’aux grands commerces», a déclaré le député Pierre Eckert.

Et Jocelyne Haller, de SolidaritéS, de conclure: «Les gens se sont montrés très solidaires sur le terrain, ils sont lassés par l’arrogance du patronat qui revient à la charge sans cesse sur cette question et de manière malhonnête en contournant l’obligation de négocier une CCT. Le message est clair: ça suffit, l’ouverture des magasins le dimanche, on n’en veut pas!»

Unia et le comité unitaire appellent les électeurs à voter massivement contre cette nouvelle détérioration des conditions de travail du personnel de vente. «Accepter ces deux dimanches supplémentaires à Noël lors de la votation fissurerait le barrage légal contre les ouvertures dominicales du reste de l’année.» 

Une vidéo de Virginie Zimmerli. 

Pour aller plus loin

Unia appelle les communes à sauver le service public des taxis

Soutenus par Unia, les chauffeurs de taxi de la région lausannoise ont manifesté à plusieurs reprises pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail

Face aux dysfonctionnements du service intercommunal des taxis et à l’offensive d’Uber, Unia Vaud demande aux communes d’agir

Le personnel d’OVS exige de la reconnaissance

Portant des masques à l’effigie du directeur général d’OVS, les vendeuses de la succursale de Fribourg ont fustigé un patron «arrogant», qui ne les saluait pas lorsqu’il passait au magasin. Elles ont aussi profité de leur action pour remercier les clients de l’enseigne.

Les salariés soutenus par Unia ont fait part de leurs revendications à court et moyen terme à leur direction. Des actions simultanées sont prévues dans les boutiques du pays

De nouveaux chauffeurs Uber se rebiffent

Des secrétaires syndicaux et des chauffeurs discutent

Soutenus par Unia, des employés d’une société vaudoise partenaire du géant étasunien ont débrayé la semaine dernière

Pour des conditions de travail décentes chez les sous-traitants de Zalando

La délégation d’Unia a remis à la direction une pétition réclamant un salaire minimum d’au moins 22 francs de l’heure, contre environ 19 francs pratiqués actuellement.

Unia a adressé une pétition de plus de 2000 signatures à la direction du géant de l’e-commerce pour dénoncer le dumping social et salarial en Suisse