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Pour de meilleurs salaires dans le nettoyage

Femme avec balai
© Thierry Porchet - Archives

Dans le nettoyage, les salaires et les taux d'occupation restent particulièrement bas.

En marge du 14 juin, Unia Vaud organise une assemblée générale de la branche, en vue du renouvellement de la convention collective.

La date était toute trouvée. Quoi de mieux que le 14 juin, jour de la Grève féministe, pour organiser une assemblée générale du nettoyage, branche où les femmes sont largement majoritaires? Unia Vaud appelle donc le personnel du secteur – avant de rejoindre la grande manifestation contre le G7 à Genève – à se réunir ce dimanche-là en début d’après-midi, à la Maison de quartier de Chailly. Cela débutera avec une paëlla offerte par le syndicat.

Il s’agit de lancer les préparatifs pour les négociations en vue du renouvellement de la convention collective. Le syndicat s’y prend très en amont, puisque cette CCT n’arrive à échéance qu’à la fin de 2028. «C’est une tradition dans le nettoyage de commencer à négocier l’année précédente, afin d’éviter une situation de vide conventionnel», explique Ulysse Goël, responsable de la branche à Unia Vaud. Les partenaires sociaux démarreront donc les négociations en 2027.

Pour l’heure, la première étape consiste à entendre les travailleuses et les travailleurs afin de rédiger un cahier de revendications. Celles-ci dépendront en partie du résultat de la votation cantonale sur le salaire minimum, qui a lieu le jour même et sera donc suivie en direct. «En cas de refus, explique le syndicaliste, les rémunérations seront clairement le sujet principal des négociations. Dans cette branche, même s’il y a l’indexation au coût de la vie, cela reste des salaires très bas, le minimum étant actuellement à 20 fr. 70 de l’heure. Et comme on a généralement affaire à des faibles taux d’occupation, entre 30 et 60%, cela ne fait pas beaucoup à la fin du mois sur la paie. Souvent, les personnes doivent cumuler plusieurs emplois.»

 

Les trois 25

Et même si c’est le contre-projet du Conseil d’Etat au salaire minimum qui est accepté en votation, cela restera un des principaux points à négocier. «En effet, poursuit Ulysse Goël, comme la branche dispose d’une CCT, elle ne serait pas concernée par le contre-projet. Dans ce cas, nous demanderons que les salaires soient au moins alignés sur ce que propose le contre-projet. Les patrons auraient tout intérêt à accepter, sinon, les travailleuses risquent de partir vers d’autres secteurs non conventionnés qui, eux, bénéficieraient du salaire minimum, comme la vente.»

Parmi les autres points qui figureront à l’ordre du jour, il y a une semaine de vacances en plus (actuellement, c’est quatre semaines par an), un supplément de salaire pour le travail du samedi et moins d’horaires fragmentés. L’objectif d’Unia, ce sont les trois 25: 25 francs de l’heure, 25 jours de vacances et 25% de supplément salarial.

Cela promet d’être une assemblée animée. A deux semaines de l’événement, près de 300 personnes s’étaient déjà inscrites, et le syndicat intensifie son démarchage. Un chiffre important, si l’on compte qu’Unia compte environ 1200 membres dans la branche.

Assemblée générale du nettoyage du canton de Vaud, dimanche 14 juin, 12h45, Maison de quartier de Chailly, avenue de la Vallonnette 12, Lausanne. Bus 6 depuis Chauderon.

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