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Politique des retraites, une logique délirante

Le but d’une bonne politique des retraites est d’offrir aux travailleurs un second souffle.

Or, c’est tout le contraire auquel on assiste. Quotidiennement, certains partis de droite militent pour une prolongation de l’âge de la retraite à 66 ans, voire à 67 ans pour tous, et le plébiscitent.

C’est de la pure démence, lorsque l’on sait qu’un chômeur âgé de 50 ans et plus ne retrouve pas aussi aisément un gagne-pain. Certains doivent vivre d’expédients, ou se retrouvent dans une précarité proche de la misère.

Dès lors, on peut se poser la question de savoir si l’allongement de l’espérance de vie ne sert qu’à faire travailler plus longtemps la population? N’y aurait-il pas de meilleures raisons d’améliorer la durée de l’existence?

Offrir une meilleure qualité de vie aux travailleurs âgés, surtout à ceux qui ont connu des labeurs pénibles! Se consacrer aux autres, aller à leur rencontre, partager des expériences, n’est-ce pas aussi utile à la société que le travail, dont on fait une gloire destructrice?

D’ailleurs, il est important de savoir que beaucoup de ceux qui en ont la possibilité prennent leur retraite avant l’âge prévu à cet effet. C’est la preuve que le travail use l’être humain, qui n’est pas une marchandise et surtout pas une variable d’ajustement économique. Cette façon de faire nuit à notre humanité et nous conduit vers un recul civilisationnel. Les logiques ultralibérales sont absurdes; elles ne sont orientées que vers les chiffres et non vers les valeurs humaines, bâtissant notre société.

Ces logiques délirantes de travailler plus longtemps sont à jeter dans l’abîme.

Thierry Cortat, membre du comité régional d'Unia Transjurane, Delémont

 

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