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La situation des jeunes en apprentissage sous la loupe

patissier au travail
© Olivier Vogelsang

Salaires, santé au travail, discriminations, harcèlement: les jeunes sont interrogés sur plusieurs thématiques.

Unia mène une vaste enquête auprès des jeunes en apprentissage afin de déterminer leurs revendications prioritaires

Devez-vous travailler 9 heures par jour ou plus et, si oui, à quelle fréquence? L’office de formation professionnelle a-t-il déjà effectué des contrôles dans votre entreprise? A combien s’élève votre salaire mensuel? Avez-vous déjà été victime de racisme dans votre environnement de travail?, etc. Qualité de l’apprentissage, rémunérations, temps de travail, congé et santé, discriminations et harcèlement sexuel: Unia mène une vaste enquête auprès des apprenties et des apprentis afin de connaître les problèmes qu’ils rencontrent et leurs revendications prioritaires. Le sondage se déroule dans les écoles, sur les lieux professionnels et en ligne. Tous les apprentis sont invités à s’exprimer, indépendamment de leur branche et de leur année de formation. Et peuvent, par tirage au sort, gagner des prix, soit une e-trottinette ou des billets de cinéma.

Plusieurs pistes potentielles

«La raison de ce sondage? Nous manquons clairement d’informations indépendantes sur la situation des apprentis. Il existe des données, mais elles proviennent parfois directement d’employeurs ou, le plus souvent, d’études menées par des portails d’emploi dont le setting leur est favorable», explique Elisabeth Fannin, collaboratrice au département communication et campagne d’Unia. «Notre démarche vise à organiser les apprentis sur le long terme», ajoute Julius Kopp, secrétaire de la jeunesse au syndicat, précisant que les résultats, attendus au printemps 2024, seront suivis par le lancement d’une campagne en juin en principe. «Cette dernière sera ciblée sur les principales préoccupations formulées par les participants. Plusieurs thèmes sont pressentis: le sujet des salaires, la santé en relation avec le temps de travail, la problématique des inégalités de traitement et du harcèlement sexuel – selon une étude consacrée à la thématique, 33% des apprentis ont été concernés par cette dérive – ou encore la qualité de la formation. Plus particulièrement, sur ce dernier point, il s’agit de faire pression pour une augmentation des contrôles, insuffisants. Le but est notamment de débusquer les employeurs qui font travailler des apprentis comme des professionnels à moindre coût ou qui emploient des mineurs au-delà du temps légal autorisé», note Julius Kopp. En ce qui concerne les rémunérations, si la commission de la jeunesse d’Unia se montre favorable à l’introduction d’un salaire minimum, elle n’a en revanche pas déterminé de montant plancher. La Jeunesse socialiste réclame pour sa part 1000 francs par mois dès la première année, quel que soit le métier que l’on apprend. Une exigence à laquelle s’oppose l’Union patronale suisse.

La Suisse comptait durant l’année scolaire 2021-2022 quelque 215000 apprentis.

Participez au sondage: https://www.unia.ch/fr/monde-du-travail/de-a-a-z/apprenti-e-s

 

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