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Le feu aux poudres

Cet été, des centaines d’habitants ont dû abandonner leur maison en proie aux flammes en France et pas loin de 100 000 hectares de forêts sont partis en fumée. Un triste record et des scènes apocalyptiques qui resteront gravées dans nos esprits. Après les feux, ce sont les tempêtes, tornades et autres inondations qui ont fini de ravager certaines régions. Le réchauffement climatique est la cause de ces vagues de chaleur successives et de la sécheresse exceptionnelle de 2026. Mais ces événements ont révélé une autre urgence, celle du manque de moyens mis à la disposition des sapeurs-pompiers français. On a tous pu voir leur réalité sur le terrain. A bout de souffle, ils ont déposé un préavis de grève. Fin septembre, neuf syndicats de pompiers professionnels ont installé un campement à Paris, au pied de la tour Eiffel, pour rendre visible leur colère. Le 29, à l’occasion de la grève de la fonction publique, ils étaient 8000 à défiler dans la capitale. Une mobilisation historique et inédite pour les pompiers, qui illustre leur ras-le-bol.

Les soldats du feu ne réclament pas des hausses de salaire. Ils veulent du personnel et du matériel en quantité suffisante pour pouvoir faire correctement leur travail tout en protégeant leur santé. Pour ce faire, ils exigent le recrutement de 21 000 pompiers professionnels dans tout l’Hexagone, un financement durable des services d’incendie et de secours, une loi de modernisation de la sécurité civile et, enfin, que la protection de leur santé devienne une priorité nationale. Le minimum, on a envie de dire, mais on en est encore loin quand on voit la qualité des équipements de protection qu’ils ont actuellement: incomplets, obsolètes et donc dangereux. Sans parler des véhicules en quantité insuffisante et vieillissants. Le nombre d’interventions augmente chaque année et les missions sont toujours plus variées, mais les effectifs et le nombre de véhicules disponibles, eux, stagnent, voire baissent… De quoi mettre de l’huile sur le feu.

Tout comme les soignants, les pompiers français veulent plus que des applaudissements et des promesses en l’air. Ils veulent des actes

Tout comme les soignants, les pompiers français veulent plus que des applaudissements et des promesses en l’air. Ils veulent des actes. Déterminés, ils sont prêts à aller plus loin s’ils ne sont pas entendus par le gouvernement, en pleine discussion sur le projet de budget pour 2027. Et ils ne sont pas les seuls. La fonction publique dans son ensemble a fait entendre sa grogne dans les rues le 29 septembre. Ils étaient plus de 200 000, selon les syndicats, à se mobiliser aux quatre coins du pays. Une journée noire pour dénoncer le gel des salaires, le pouvoir d’achat anéanti par l’inflation, le mépris envers les fonctionnaires et le manque de moyens en général pour assurer un service public de qualité. La jeunesse n’est pas en reste. Entre manque de profs et classes surchargées, étudiants et lycéens essaient aussi de faire porter leurs voix, malgré une répression policière démesurée. A quelques mois des élections présidentielles et dans un contexte de tensions extrêmes, l’automne s’annonce brûlant pour nos voisins.

Pour aller plus loin

Tous ensemble pour le climat!

La manifestation.

Samedi passé, des dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues de Berne à l’appel de l’Alliance climatique suisse afin d’exiger des mesures urgentes pour la préservation de l’environnement. Parmi les manifestants, des jeunes, des paysans, des soignants, des syndicalistes et bien d’autres encore

Une action symbolique pour épingler l’économie neuchâteloise

Banderole "Justice climatique, justice sociale".

Lors de la mobilisation internationale Fridays for Future le 15 septembre dernier, plus de 6500 personnes dans huit villes de Suisse ont manifesté pour exiger la fin des énergies...

Toutes et tous dans la rue pour le climat

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L’Alliance climatique, dont fait partie l’Union syndicale suisse, appelle à une grande manifestation nationale le 30 septembre à Berne. Le point avec Peppina Beeli, responsable du dossier climat au département politique d’Unia

Quand le virus parle

Extrait de la couverture.

Notre chroniqueur Christophe Gallaz signe un essai, "Les mystères d’une pandémie", qui revient sur cette période surréaliste pour en tirer des enseignements écologiques urgents