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Zimmer Biomet sabre dans son personnel

L’entreprise de technologie médicale américaine Zimmer Biomet prévoit de supprimer 580 des 730 emplois actuels à Winterthour dans les deux ans à venir. La majeure partie des emplois se verra délocalisée. Un choc pour les employés, présents depuis des années voire des décennies pour certains. Pour Unia, qui a réagi par voie de presse, il est clairement «inacceptable que les employés et la ville de Winterthour fassent les frais de l’enrichissement d’actionnaires anonymes d’un groupe multinational». 
Le syndicat, qui participe à la procédure de consultation, ne lâchera rien. «Il s’agit en premier lieu de faire en sorte que toutes les possibilités de préserver des emplois soient exploitées. On ne peut pas accepter sans broncher une suppression d’emplois massive au sein d’une entreprise industrielle de longue tradition.» Unia reproche à Zimmer Biomet d’avoir consacré depuis 2022 près de trois milliards de dollars américains à des dividendes et des rachats d’actions, soit plus que les bénéfices cumulés sur la même période. «Autant de moyens qui auraient été mieux investis dans le personnel, l’innovation, les capacités de production, la recherche médicale ou l’amélioration des conditions de travail», estime Unia.

Un nouveau coup dur pour la place industrielle locale, qui a récemment vu Burckhardt Compression annoncer la suppression d’environ 150 emplois. Pour Unia, cela révèle une évolution préoccupante: «Les bonnes places de travail industrielles qualifiées sont de plus en plus menacées. La perte de tels emplois ne représente pas seulement un malheur pour les personnes directement concernées, c’est aussi une perte de savoir-faire, d’expérience et de valeur ajoutée industrielle pour la région.»

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