Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Toujours pas d’augmentation chez CEVA Logistics

Pendant près d’une heure, le 14 septembre dernier à l’aube, l’équipe du matin de Ceva Logistics a protesté devant l’entreprise pour exiger l’ouverture de négociations sur les salaires et les conditions de travail. Il s’agit pour la plupart de femmes, migrantes, déterminées à faire entendre leur voix.
© Manu Friederich

Pendant près d’une heure, le 14 septembre dernier à l’aube, l’équipe du matin de Ceva Logistics a protesté devant l’entreprise pour exiger l’ouverture de négociations sur les salaires et les conditions de travail. Il s’agit pour la plupart de femmes, migrantes, déterminées à faire entendre leur voix.

Malgré ses promesses, l’entreprise soleuroise n’a pas honoré les 2% de hausse des salaires à ses 300 agents logistiques. Unia s’impatiente

Fin 2023, L’Evénement syndical relayait la lutte des employés de CEVA Logistics à Neuendorf, dans le canton de Soleure, pour obtenir de meilleurs salaires. Les quelque 300 employés, dont 90% sont des femmes, traitent les retours du géant de la mode en ligne Zalando dans des conditions de travail extrêmement précaires. Soutenus par Unia, ils ont envoyé plusieurs courriers à l’entreprise mais aussi mené des actions syndicales, afin de réclamer une revalorisation des salaires les plus faibles, inférieurs à 3500 francs. Finalement, en décembre dernier, après une menace de grève, l’entreprise finit par céder et promet des améliorations significatives comme une augmentation générale des salaires de 2%, l’introduction d’un treizième salaire et, progressivement, d'une cinquième semaine de vacances. L’entreprise s’est également engagée à embaucher davantage de personnel fixe, la moitié des effectifs actuels étant constitués de temporaires.

Le hic c’est que, à ce jour, les salariés n’ont encore vu aucun changement. Pas un centime de plus sur les fiches de salaire, et pas de jour de vacances supplémentaire... C’est pourquoi Unia, dans un récent communiqué de presse, exhorte CEVA Logistics à mettre en application ses engagements.

«Aujourd'hui, les travailleuses, les travailleurs et le syndicat exigent que CEVA Logistics tienne sa promesse et augmente tous les salaires de la somme promise, avec effet rétroactif au 1er janvier, réclame Unia. Les salariés exigent également que la direction de l'entreprise rencontre le syndicat mandaté par le personnel pour enfin discuter d’autres améliorations des conditions de travail indispensables.» A bon entendeur… 

Pour aller plus loin

La lutte a payé

Banderole comparaison espace poules bio et enfants

Les négociations entre l’EIAP et la délégation du collectif parascolaire sont enfin ouvertes

Vaud: les chauffeurs de taxi tirent la sonnette d’alarme

taxis sur la place de la Riponne

Le projet de loi cantonale qui sera débattu en 2019 doit être revu, selon les conducteurs vaudois

«McDonald's doit renoncer à coopérer avec Uber Eats!»

Avec leur action du 22 novembre, ici près du McDonald’s de la rue du Mont-Blanc à Genève, Unia et d’autres syndicats ont demandé à la société de ne pas travailler en partenariat avec Uber Eats.

Les syndicats appellent la chaîne de fast-food No 1 en Suisse à employer ses propres coursiers afin que ceux-ci bénéficient de conditions de travail dignes de ce nom

«C'est du dumping salarial légitimé par l'Etat!»

Conférence de presse Fairlog

Les syndicats dénoncent le salaire minimum fixé par la PostCom à 18,27 francs pour les employés du marché postal. Ils exigent qu’il soit porté à 22 francs de l'heure