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Une nouvelle CCT pour le personnel de Coop

Enseigne Coop.
© Olivier Vogelsang

La nouvelle convention concerne quelque 37000 employés.

Les salaires minimums sont relevés et le congé maternité prolongé. Unia s’en félicite, tout en soulignant que des améliorations dans la branche sont toujours nécessaires

Dès le 1er janvier 2022, le salaire minimum du personnel de Coop se montera à 4100 francs. Après une formation initiale de deux, trois ou quatre ans, il s’élèvera respectivement à 4150, 4200 et 4300 francs. C’est l’une des améliorations de la nouvelle Convention collective de travail (CCT) renégociée par Unia et les autres partenaires sociaux. «Les collaboratrices, dès la première année de travail, bénéficient d’un congé maternité de 18 semaines, au lieu des 14 semaines légales, rémunérées à 100%. Un congé en cas d’adoption est aussi prévu, ainsi qu’un soutien financier élargi pour la garde externe des enfants», se réjouit Anne Rubin, coresponsable du commerce de détail du syndicat. De surcroît, les indemnisations versées aux employés assurant des services de piquet (notamment dans la logistique et la production) ont été augmentées. Unia estime ainsi que des avancées importantes ont été réalisées en ce qui concerne les salaires à l’embauche et la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. A noter que ces mesures bénéficient également aux employés du commerce en ligne Coop.ch aussi soumis à la CCT. Cette nouvelle convention reconduite pour quatre ans, de 2022 à 2025, couvre quelque 37000 personnes.

Résolution de la branche

Concernant les négociations salariales pour l’an prochain, une courte majorité des délégués du groupe professionnel Coop d’Unia a refusé le résultat des négociations salariales pour l’an prochain, estimant que 40 francs supplémentaires mensuels pour les salaires allant jusqu’à 4400 francs n’étaient pas suffisants.

Plus largement, dans une résolution adoptée lors de la conférence de branche du 19 octobre, les délégués ont revendiqué plusieurs mesures de la part des différentes enseignes: le strict respect des temps de repos et de pause (pas de semaine de six jours); la compensation des heures supplémentaires (dans les deux mois); des suppléments sans conditions pour le travail du soir et du dimanche; la fermeture avancée des magasins (16h) les 24 et 31 décembre; des plannings conciliables avec la vie de famille et privée; davantage de personnel, pour alléger la charge de travail supplémentaire; une réduction de la durée d’activité et une limitation de la journée de travail (10 heures au lieu de 14 heures); l’arrêt du travail sur appel. Les vendeuses et les vendeurs demandent davantage de reconnaissance et une revalorisation des rémunérations et de leurs conditions de travail. D’autant plus avant les journées stressantes du Black Friday et de la période de Noël synonyme de chiffres d’affaires pour les commerces, mais de fatigue et de pression considérables pour le personnel.

Migros augmente ses salaires

Le 7 octobre, Unia faisait pression sur Migros en dénonçant par différentes actions, partout en Suisse, la politique salariale injuste du géant orange. Le 2 novembre, ce dernier a annoncé une hausse de la masse salariale de 0,5 à 1% (selon les coopératives et les unités organisationnelles) pour l’an prochain, ainsi qu’une augmentation du salaire minimum. Celui-ci atteint ainsi le niveau de Coop. Soit 4100 francs, dès le 1er janvier 2022. Les rémunérations après deux, trois ou quatre années d’apprentissage s’alignent également sur son concurrent, mais dès le 31 mars 2023 seulement. A noter que ces augmentations ne sont pas appliquées au Tessin. Dans un communiqué Migros souligne: «Les autres membres du personnel se verront accorder des ajustements de salaire au cas par cas selon des critères de fonction et de performance.» Et de mentionner également l’octroi de primes, de cartes cadeaux ou encore de bons d’achat dans ses magasins. «Migros a dû suivre les salaires minimums de Coop. Nous regrettons toutefois qu’il n’y ait pas de hausse générale des salaires. Car cela signifie qu’une partie des employés va perdre du pouvoir d’achat puisqu’une inflation est prévisible», commente Anne Rubin, coresponsable du commerce de détail à Unia, syndicat non reconnu comme partenaire social dans la Convention collective nationale de travail (CCNT) Migros.

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