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Le personnel de Coop lance un appel aux parlementaires

Quelque 70 membres d’Unia employés par le groupe ont discuté de leur nouvelle convention collective et réclamé la fin des attaques politiques contre le congé du dimanche.

Convention collective de travail (CCT) et combat en cours: quelque 70 membres d’Unia travaillant chez Coop ont abordé le 12 février dernier ces questions, réunis à Berne dans le cadre d’une séance de leur groupe professionnel. L’assemblée s’est penchée sur la mise en œuvre de la nouvelle CCT du commerce de détail. Parmi les améliorations de l’accord, l’amplitude journalière qui a pu être réduite de quatorze à douze heures au maximum. Un point particulièrement important pour le personnel du domaine qui place en tête de ses préoccupations, après les salaires, les horaires de travail. Le changement opéré grâce à Unia et aux autres partenaires sociaux permettra de mieux concilier la vie professionnelle et la vie privée. «C’est là une nouvelle étape dans la limitation des journées de travail excessivement longues. Les salariés bénéficient ainsi de plus de temps pour se reposer, se consacrer à leur famille et à leurs loisirs», a souligné Unia dans un communiqué. 

Menace sur la santé
Le Groupe professionnel a aussi discuté des attaques parlementaires ciblant les conditions de travail dans leur branche. Et allant à l’encontre de l’avancée obtenue dans le cadre du renouvellement de leur CCT. Les délégués faisaient référence à la volonté de politiques de tripler le travail dominical. Rappelons en effet qu’à l’initiative du canton de Zurich, il est envisagé d’élargir le nombre d’ouvertures dominicales sans autorisation de quatre à douze par an. Et ce en dépit du fait, précise Unia, que le peuple a régulièrement rejeté l’extension des horaires des magasins dans plus de deux votations sur trois. «La plupart des cantons n’exploitent d’ailleurs même pas les quatre ouvertures possibles le dimanche sans autorisation.» Dans ce contexte, les membres d’Unia chez Coop ont appelé les élus à mettre un terme aux attaques contre la Loi sur le travail. Et ont adressé un courrier dans ce sens à la Commission de l’économie du Conseil des Etats. «Ils y soulignent clairement que l’augmentation du travail du dimanche se fait au détriment de leur repos, de leur temps libre et de leur vie sociale, qu’elle menace leur santé», détaille le syndicat. Notons encore qu’avec Unia, les vendeuses et les vendeurs ont récolté plus de 9000 signatures réclamant l’abandon de ce projet. «La réalité de la population active doit être prise au sérieux. Sa protection doit être renforcée et non affaiblie.» 

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