Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

8 mars: une tribune aux luttes plurielles

banderole femmes 8 mars
Olivier Vogelsang

Quelque 3000 personnes ont participé à la manifestation à Lausanne.

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, plusieurs milliers de manifestantes sont descendues ce week-end dans les rues de Suisse. Arrêt sur images à Lausanne et à Genève.

Non aux politiques d’austérité qui détruisent nos vies et financent des guerres impérialistes: voilà un des messages principaux véhiculés lors de la manifestation organisée le samedi à Lausanne qui a rassemblé quelque 3000 personnes. Les participantes ont dénoncé «les budgets militaires qui explosent et des milliards investis dans l’armement, la militarisation, la sécurité et la répression» au détriment des salariées et d’usagères. Elles ont marqué leur claire opposition aux coupes prévues dans le budget 2026 du canton de Vaud, réclamant des «politiques publiques audacieuses». Concrètement, les participantes ont exigé davantage de moyens pour lutter contre les violences de genre, la prise en charge des auteurs et la prévention. L’augmentation du nombre de places en crèche, des ressources accrues pour l’hôpital public et les soins ou encore la nécessité d’introduire un salaire minimum cantonal figuraient également au cœur des revendications. Comme, requête récurrente, l’égalité salariale. Non sans ironie, on pouvait lire sur une pancarte: «Quand je serai grande j’aurai un salaire d’homme».

Autour d’un «feu de la rage»

A Genève, la mobilisation s’est déroulée le 8 mars même, sur la plaine de Plainpalais. Et a notamment mis l’accent sur la santé des femmes, en particulier des vendeuses, face au risque d’extension d’ouverture des commerces le dimanche. La problématique des féminicides a aussi été mise en avant alors que, depuis le début de l’année, la Suisse comptabilise déjà 5 femmes tuées. «Si tu bats ta femme, t’es pas un homme», soulignait une pancarte. La journée, organisée autour d’un brasier – « le feu de la rage» – où les participantes ont symboliquement brûlé différentes déclinaisons du patriarcat,  a aussi servi de tribune pour dénoncer la montée de l’extrême droite. Elle a par ailleurs été émaillée de témoignages de ressortissantes iranienne, kurde et afghane dénonçant impérialisme et guerres. 
D’autres villes comme Neuchâtel, Delémont ou encore le Noirmont ont pris part à la Journée à travers des rassemblements, des projections de films ou des tables rondes.
Unia s’est pour sa part concentré sur la problématique du harcèlement au travail, rappelant que la moitié des salariées, voire même deux femmes sur trois sont victimes de ce fléau. Le syndicat a à cette occasion publié une brochure rédigée en dix langues adressée aux victimes, aux spécialistes qui les conseillent et aux témoins. Et réclamé un durcissement des prescriptions légales.

Une vidéo de Olivier Vogelsang. 

Pour aller plus loin

Les femmes sont prêtes pour 2023!

Les femmes d'Unia derrière une banderole s'opposant à AVS21.

La 11e Conférence des femmes d’Unia s’est tenue à Bellinzone. Les participantes se sont clairement opposées à AVS 21 et préparent déjà la grande mobilisation du 14 juin 2023

Un 8 mars pour l’égalité et la paix

Cortège du 8 mars à Lausanne.

Le 8 mars dernier, les femmes se sont mobilisées partout en Suisse à l’appel des collectifs de la Grève féministe et des syndicats pour s’opposer à l’augmentation de l’âge de la retraite, aux inégalités, aux violences, ainsi qu’à la guerre en Ukraine

La question des retraites au cœur du 8 mars

La Journée internationale des droits des femmes se prépare avec déjà de nombreuses actions et manifestations prévues dans les rues de Suisse

«Le syndicalisme doit être féministe»

Femmes de l'USS, poing levé.

Le féminisme est l’affaire de tous et doit s’inscrire dans l’ADN des syndicats, martèlent les femmes de l’USS. Retour sur le congrès qui s’est tenu les 12 et 13 novembre à Berne