Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Une soixantaine de chauffeurs Uber manifestent

Des chauffeurs travaillant avec Uber ont manifesté jeudi dernier sur la plaine de Plainpalais. Ils étaient une soixantaine, selon la Tribune de Genève, à participer à ce rassemblement, certains brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Stop multiplicateur Uber», «4.20 - Non merci!» ou encore «Etat, Suva: complices». L’objet de leur courroux est le «multiplicateur», soit la tarification dite dynamique appliquée depuis quelques mois par la multinationale étasunienne. Des tarifs à prix cassé sont proposés aux clients, le montant d’une course en ville peut chuter à 4 francs seulement.

«La tarification dynamique provoque un effondrement des prix et oblige les chauffeurs à travailler dans la misère», explique Umberto Bandiera, secrétaire syndical d’Unia à Genève, qui salue la mobilisation des chauffeurs. «Il s’agit d’un stratagème que Lymo utilise également pour contourner les lois.» Grâce à ce système, ce concurrent d’Uber a en effet obtenu cet été un jugement favorable de la Suva. Pour la caisse d’assurance accidents, les chauffeurs utilisant cette plateforme genevoise sont des indépendants et non des salariés. «La composition du prix est toujours déterminée par la plateforme, c’est complètement artificiel, mais cela a suffi à convaincre la Suva», déplore Umberto Bandiera. Les chauffeurs rassemblés sur la plaine de Plainpalais demandent à l’Etat d’intervenir.

Pour aller plus loin

«C'est du dumping salarial légitimé par l'Etat!»

Conférence de presse Fairlog

Les syndicats dénoncent le salaire minimum fixé par la PostCom à 18,27 francs pour les employés du marché postal. Ils exigent qu’il soit porté à 22 francs de l'heure

Non aux 17h le samedi!

En 2009, un premier référendum contre la prolongation de l’horaire du samedi avait été déposé avant d’être couronné de succès en votation

Le référendum contre l’ouverture des commerces fribourgeois jusqu’à 17h le samedi est lancé

Black Friday 1, vendeuses 0

Unia a tracté dans les rues d’Yverdon-les-Bains afin de sensibiliser le personnel de vente et les clients

Les commerces d'Yverdon ont pu ouvrir jusqu'à 20h à l'occasion du Black Friday sans qu'Unia ne soit consulté. Le syndicat appelle les employeurs à le consulter systématiquement sur ces questions

A quelle sauce seront mangés les coursiers d’Uber Eats?

Uber s’attaque à un nouveau marché en Suisse romande: le transport de petits plats. Avec son système de pseudo-indépendants, la multinationale entend continuer à accroître son profit en mettant sous pression des coursiers à vélo, motards ou chauffeurs sans droits ni protections. 

Le géant étasunien s’apprête à se lancer en Suisse romande dans la livraison de repas à domicile. Unia réagit