Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Pour empêcher les licenciements antisyndicaux

Une pétition, lancée par la branche de l’industrie MEM d’Unia, demande aux parlementaires de ne pas affaiblir le compromis du Conseil fédéral, soutenu par l’USS.

Mauvaise élève en matière de licenciements antisyndicaux, la Suisse est sur le point d’améliorer son cas. Dans le cadre des accords bilatéraux III avec l’Union européenne, l’une des quatorze mesures d’accompagnement prévoit de mieux protéger les représentants des travailleurs et des travailleuses. Mais celle-ci est contestée par des associations patronales et par certains partis politiques. Du coup, le personnel de l’industrie MEM (machines, équipements électriques et métaux), soutenu par Unia, a lancé une pétition pour demander aux parlementaires de ne pas vider cette mesure de sa substance et de valider le compromis proposé par le Conseil fédéral. En échange de celui-ci, l’Union syndicale suisse s’est engagée à retirer sa plainte contre la Confédération devant l’Organisation internationale du travail.

Ainsi, un patron souhaitant renvoyer un représentant du personnel aurait l’obligation de lui donner un préavis de deux mois et de lui proposer une solution de reclassement au sein de l’entreprise. A défaut, le licenciement serait considéré comme abusif, ce qui donnerait le droit à des indemnités se montant jusqu’à dix mois de salaire, contre six habituellement. Cela s’appliquerait aux membres des commissions du personnel et des conseils de caisses de pension, ainsi qu’aux délégués syndicaux élus dans les comités nationaux des conventions collectives déclarées de force obligatoire. Un compromis peut-être pas totalement satisfaisant, mais qui représente un énorme pas en avant par rapport à la situation actuelle.

 

Pour signer la pétition, c’est ici.

Pour aller plus loin

Hong Kong à l’heure de la grande purge contre les syndicalistes

Manifestants avec bougies

COMBATS Emprisonné depuis plus de quatre ans, le dirigeant Lee Cheuk-yan est accusé d’«incitation à la subversion de l’Etat». Avec d’autres activistes, il encourt une longue peine de prison.

«Nous devons de plus en plus lutter pour des évidences»

Vania Alleva

Présidente d’Unia, Vania Alleva dresse le bilan de 2025 et évoque les principaux défis qui attendent le syndicat cette année.

Pause café militante avec Hubert Suchet

Plus de temps pour vivre!

personnes assises dans une salle de réunion.

Unia réclame un droit du travail à même de protéger les travailleurs contre le stress croissant, la discrimination, les effets négatifs de l'intelligence artificielle ou les conséquences de la crise climatique.