Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Genève, victoire d’étape pour les nettoyeurs de la Ville

A la suite de leur longue grève de 2019, les employés ont obtenu la réinternalisation d’une partie des postes de travail

Le Conseil municipal de la Ville de Genève s’est déterminé, le 7 septembre, en faveur de la réinternalisation d’une partie du personnel de nettoyage. La majorité de gauche a voté un montant de 1,3 million de francs permettant d’inscrire au budget 2022 la création de 12 postes de nettoyeurs et de nettoyeuses. La priorité devant être donnée au personnel s’occupant des toilettes publiques. Les activités de nettoyage de la Ville ont été externalisées il y a une vingtaine d’années afin de réaliser des économies.

En 2019, les nettoyeurs des WC publics employés par Onet, la multinationale ayant remporté le marché public, avaient mené 51 jours de grève avant d’obtenir satisfaction sur leurs principales revendications, à commencer par la réintégration d’un collègue dont le licenciement avait précipité le déclenchement de leur mouvement. Organisés par le syndicat Sit, la quinzaine de travailleurs avaient aussi décroché des revalorisations salariales de l’ordre de 400 à 900 francs par mois, un salaire mensuel d’au moins 4000 francs, l’organisation de pauses lors d’intempéries, la remise de plannings annuels et d’autres avantages. La dernière de leurs revendications, la remunicipalisation de leurs postes de travail, était entre les mains des autorités.

Dans un premier temps, le conseiller administratif en charge des Finances, Alfonso Gomez, a proposé une enveloppe de 500000 francs et 4,4 postes, ce qui a été jugé indigne par des nettoyeuses qui ont manifesté le 14 juin dernier sous les fenêtres du magistrat. Douze postes sur les 73 équivalents plein temps actuels restent encore modestes, mais le Sit a tout de même salué une «victoire d’étape pour la réinternalisation de l’ensemble du personnel de nettoyage au sein de la fonction publique municipale» et appelé les pouvoirs publics à ne «plus se rendre complices du dumping pratiqué par les entreprises de nettoyage».

Pour aller plus loin

«Dans cette boulangerie, il n’y a rien qui va»

photo prétexte boulangerie

A La Chaux-de-Fonds, une dizaine d’employés de la boulangerie Hebert réclament des salaires impayés, entre autres violations conventionnelles. Unia décrit un capharnaüm administratif généralisé.

«La manifestation n’est pas une tolérance octroyée par l’Etat: c’est une liberté fondamentale»

manif

Après la manifestation No G7, les récriminations à l’encontre des actions policières pleuvent. Le point avec le sociologue Olivier Fillieule.

Antifascisme: ne nous laissons pas berner!

Est-ce que vous détestez le fascisme? Oui? Malheureux, ne le criez pas si fort! On risquerait de vous entendre jusque dans le canton de Berne, où les députés de droite du Grand...

Genève fait front contre le G7

manif no g7

A la veille de l’ouverture du sommet à Evian, la grande manifestation féministe et No G7 a rassemblé des dizaines de milliers de personnes au bout du lac: 20'000 selon les autorités, 30'000 selon les organisateurs. Un succès incontestable.