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Pollution du Léman: Syngenta sommé de payer

Une campagne, lancée par une coalition internationale, demande à Syngenta d’assumer les coûts liés à la contamination du lac Léman au 1,2,4-triazole. Cette substance chimique a été rejetée par le site du groupe à Monthey entre 2015 et 2025. Les rejets ont depuis été stoppés.
Si le 1,2,4-triazole ne présente pas de danger pour la santé humaine aux concentrations constatées, sa persistance pose problème, explique l’alliance, qui appelle à une mobilisation le 3 octobre prochain. La substance ne pouvant actuellement pas être éliminée par les systèmes classiques de traitement de l’eau potable, des adaptations des installations pourraient donc être nécessaires, avec des coûts susceptibles de se répercuter sur les collectivités et les consommateurs.

La Ville de Lausanne cherche aussi à défendre ses intérêts. Or, Syngenta s’y opposerait en invoquant la protection de secrets commerciaux. En juillet, le Conseil d’Etat valaisan a confirmé le droit de Lausanne à participer à la procédure et à accéder aux informations. Une décision contre laquelle Syngenta a fait recours.

Pour les militants, ces démarches constituent une tentative de retarder l’application du principe du pollueur-payeur. La campagne réclame que les éventuels coûts d’adaptation du traitement de l’eau soient assumés par Syngenta et non par les quelque un million de personnes qui consomment l’eau du Léman en Suisse romande et en France.

L’action aura lieu le 3 octobre à 14h devant la gare de Monthey. 

 

 

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