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Canicule: les employeurs ne protègent pas assez leurs salariés!

chantier canicule
© Thierry Porchet

Unia appelle les employeurs à prendre leurs responsabilités, sans quoi, des mesures contraignantes seront imposées.

En Valais, Unia a contrôlé une quarantaine de chantiers après la mise en place par les autorités d’un plan canicule. Près de 90% des entreprises ne le respectaient pas, ou que partiellement.

Alors que les autorités valaisannes annonçaient le 14 juillet un renforcement des mesures de protection des salariés exposés au soleil par un déploiement de sondes WBGT dans toute la vallée du Rhône, le syndicat s’est donné pour mission d’aller voir sur le terrain si ces dispositions étaient bien appliquées. De Collombey-Muraz à Brigue, Unia a sillonné le canton les 15 et 16 juillet, à la rencontre de plus de 200 employés sur 41 chantiers. «88 % des entreprises ne respectaient pas ou pas la totalité des mesures à prendre pour protéger leurs travailleurs, constate Unia Valais dans un communiqué de presse. Seules cinq d’entre elles étaient en ordre.»

A titre d’exemple, alors qu’au niveau 3 de l’alerte canicule les entreprises doivent notamment aménager les horaires et adapter le rythme de travail, seulement 14 entreprises sur 36 avaient joué le jeu.
De même, au niveau 4, seule une entreprise sur dix a fait appel à un spécialiste de la santé et de la sécurité au travail pour l'évaluation des conditions de travail et la mise en place de mesures préconisées. Plus grave encore, les syndicalistes ont pu constater que certaines entreprises ne respectaient même pas des mesures pourtant élémentaires, comme fournir de l’eau à leurs salariés ou des équipements de protection individuels (EPI).

Ces observations ont été transmises au service de protection des travailleurs et des relations du travail (SPT), invité à renforcer ses contrôles sur le terrain durant les fortes chaleurs.
«Nous appelons par ailleurs l’ensemble des employeurs actifs sur le canton à enfin prendre leurs responsabilités pour réellement protéger la santé de leurs collaborateurs en suivant scrupuleusement les nouvelles mesures édictées par le Canton, insiste Unia Valais. Faute de quoi, nous devrons constater que des mesures incitatives n’ont en fait que des effets limités et que des interdictions formelles de travailler devraient être prises par le Canton pour protéger la santé des salariés exposés aux grandes chaleurs.» 

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