Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Un livre pour rendre hommage aux saisonniers

Couverture du livre
DR

Après les itinéraires mémoriels, le livre. Le travail réalisé par le Collège du travail, les Archives contestataires et l’association Rosa Brux pour rendre hommage aux saisonniers et aux saisonnières méritait bien d’être valorisé via un nouveau support, en plus des panneaux disposés sur quatorze lieux emblématiques en ville de Genève. C’est chose faite grâce au livre publié en mai, avec le soutien de la Municipalité. L’ouvrage reprend et enrichit les informations, photos et témoignages balisant les deux itinéraires mémoriels mis en place en 2024. On y trouve aussi des codes QR pour accéder aux capsules audio réalisées dans le cadre de ce projet. Richement illustré, l’ouvrage raconte l’existence précaire de ces centaines de milliers d’immigrés qui, pendant des décennies, ont largement contribué à construire la Suisse, tout en étant traités comme des parias. En effet, ils n’étaient à séjourner en Suisse que neuf mois par an, et n’avaient pas le droit de faire venir leur famille. Un statut indigne qui a persisté des années 1940 jusqu’en 2002, année de l’introduction de la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. AG

- «Nous, saisonniers, saisonnières. 1931-2024. Itinéraires mémoriels, historiques et artistiques en Ville de Genève», Archives contestataires, Collège du travail et Rosa Brux, 2026, 112 pages, 20 fr. plus les frais de port.

Lien pour commander le livre.

Pour aller plus loin

«Notre pays est complice des exactions de Frontex»

Manifestation à Berne avec une pancarte "Nous avons de la place" en allemand.

La votation sur l’agence européenne pose une question bien plus large: quelle politique d’asile voulons-nous? Esquisse de réponse

Genève régularise moins de sans-papiers

En une année, le nombre de régularisations a baissé de 60% dans le canton. Alors que les autorités relativisent ces chiffres, Unia dénonce un durcissement des conditions

«Les femmes migrantes sont dans un angle mort de nos politiques»

Femme nettoyant une salle de bain.

Les migrantes sont les grandes oubliées des politiques d’intégration. A l’isolement social et aux problèmes de garde, s’ajoute souvent celui de la reconnaissance des diplômes

Le visa humanitaire, une chimère?

Sauvetage de réfugiés en mer par l’ONG SOS Méditerranée

La possibilité de déposer une demande d’asile auprès d’une ambassade ne sera pas réintroduite, le visa humanitaire étant supposé pallier ce vide. L’association Vivre ensemble en doute