Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Dès lundi, les chantiers s’arrêtent à nouveau à 13h à Genève

Ouvrier qui boit une bouteille d'eau.
© Neil Labrador/archives

A défaut de pouvoir s'achever à 13h, les activités exposées au soleil qui revêtent un caractère impératif devront fonctionner sur un mode d'alternance entre 15 minutes de travail et 45 minutes de pause à l'ombre.

Face à la nouvelle vague de chaleur, les autorités cantonales remettent en vigueur les mesures exemplaires déjà appliquées il y a deux semaines.

Avec le mercure qui ne cesse de reprendre l’ascenseur de jour en jour, cela devenait imminent. Le vendredi 10 juillet, les autorités genevoises ont annoncé qu’elles réactivaient, dès le lundi 13 juillet, les mesures de protection des travailleurs et des travailleuses face à la canicule. Comme cela a déjà été le cas entre le 25 et le 28 juin, toutes les activités exercées à l'extérieur et exposées directement au soleil devront être interrompues tous les jours dès 13h jusqu’au coucher du soleil, a annoncé l’Office cantonal de l'inspection et des relations du travail (OCIRT). Cela restera valable au moins jusqu’au mercredi 15 juillet.

Alors que les prévisions météorologiques indiquent jusqu’à 36 degrés en début de semaine prochaine, le Canton remet en vigueur les mesures mises en place durant la précédente vague de chaleur. Celles-ci avaient été approuvées par les syndicats, dont Unia, qui appelaient les autres cantons à suivre l’exemple genevois. 

A noter, comme cela avait déjà été le cas alors, que pour les activités indispensables exercées en plein air et exposées directement au soleil qui ne peuvent pas être interrompues – par exemple pour des raisons d’ordre public ou de sécurité – l’employeur doit mettre en place un régime d’alternance, avec un maximum de 15 minutes de travail au soleil, suivies d’une période de récupération de 45 minutes à l’ombre. A défaut, il doit mettre en place des mesures de protection équivalentes validées par l’OCIRT.

Quant aux activités exercées à l’ombre, toutes les mesures usuelles de protection de la santé au travail s’appliquent. Rappelons que l’application MeteoAtWork permet de savoir lesquelles doivent être activées dans quelles conditions.

Mobilisation en gériatrie
Au-delà de la construction, d’autres secteurs souffrent aussi de la canicule. Par exemple, dans les soins aux personnes âgées. Ainsi, les syndicats SIT et SSP préparent une action de 15 minutes, lundi 13 juillet, devant l’hôpital des Trois-Chêne, sur la pause de midi.

Le personnel du département de réadaptation et de gériatrie des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) se mobilise pour dénoncer le manque de renfort de personnel «malgré une charge de travail qui explose» avec la surveillance renforcée des patients, les soins de rafraîchissement, la prise en charge des complications liées à la chaleur. «Cette situation met en danger les patient-es, épuise les équipes et dégrade les conditions de soins», déplorent les deux syndicats.

Pour aller plus loin

Ceva: Non unanime au travail du samedi

Il n’y aura pas de travail les samedis jusqu’en juillet sur le chantier du parking de la gare de Chêne-Bourg, malgré les souhaits de l’Etat. 

Faire travailler les ouvriers le samedi pour rattraper le retard du chantier? Syndicats et patrons ont refusé en bloc la demande de dérogation insufflée par l’Etat 

Vaud: échafaudeurs, le harnais en question

«Vous le savez, travailler avec le harnais est pénible mais pourtant il en va de votre sécurité!» C’est pour en parler que le secteur construction d’Unia Vaud invite les...

Le Système d’information Alliance construction est lancé

Deux ouvriers sur un chantier.

Les informations des 150 commissions paritaires de la construction et du second œuvre seront centralisées dans une base de données commune

«Le travail temporaire génère de la précarité»

Une banderole Unia disant stop au travail intérimaire sur les chantiers déroulée devant un bâtiment en construction.

Alors que Swissstaffing a réussi à contrer la limitation du travail temporaire sur les chantiers publics genevois, le Conseil d’Etat entend procéder à une révision légale. Unia réagit