Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Les femmes de l’industrie appellent à renforcer l’égalité salariale

Réunies en conférence, elles exigent des salaires justes, équitables et l’amélioration urgente de la loi sur l’égalité.

Dans le secteur de l’industrie, la différence de salaire entre les femmes et les hommes peut, selon les branches, atteindre près de 1700 francs par mois. C’est dans ce contexte que le 20 mars, les femmes de l’industrie du syndicat Unia se sont réunies en conférence afin de dénoncer ces écarts salariaux.

Elles appellent à des mesures immédiates mais aussi au rejet de la motion du conseiller national PLR Peter Schilliger, jugée dangereuse pour l’efficacité des analyses salariales prévues par la loi. Cette dernière propose d’exclure certaines composantes, comme les allocations pour travail en équipe, des analyses salariales. Une mesure qui, selon Unia, fausserait les résultats et masquerait les discriminations car, comme l’a reconnu le Conseil fédéral, ces allocations font pleinement partie du salaire et peuvent être sources d’inégalités.

Pour rappel, depuis 2020, les entreprises de plus de 100 employés doivent analyser régulièrement l’égalité salariale. Mais un récent rapport montre que nombre d’entre elles ne respectent pas ces obligations. « L'exigence d'une égalité entre femmes et hommes a beaucoup de mal à s'imposer en Suisse. Les bonnes volontés ne suffisent pas, il faut des mesures concrètes», a déclaré l’ancienne Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, qui a pris la parole lors de la conférence.

L’urgence est là. En moyenne, dans le secteur privé, les femmes gagnent encore 1453 francs par mois de moins que leurs collègues masculins au même poste, dont 653 francs sans explication. Dans l’industrie, les écarts restent élevés, notamment dans le textile (1693 francs), l’industrie des machines (1643 francs) mais aussi dans l’horlogerie (1169 francs).

Les participantes ont adopté une résolution demandant à la commission compétente du Conseil des États de rejeter la motion. «Au lieu de gaspiller leur énergie à transformer les analyses salariales en tigre de papier inoffensif, les politiques feraient mieux de l’utiliser pour établir la vraie égalité. L’égalité salariale en fait partie», a conclu Corinne Schärer, coresponsable du secteur de l’industrie à Unia. 

Pour aller plus loin

Nespresso: les inspections du travail interpellées

Juste après leur rencontre avec les médias, les syndicalistes d’Unia ont tracté devant la boutique de Nespresso à Lausanne.

Après sa conférence de presse et son action devant la boutique de la marque à Lausanne, Unia continue la lutte pour que les horaires infernaux des salariés soient modifiés

Philip Morris: une certaine peur ressentie...

A la suite de la restructuration envisagée par Philip Morris, Unia a organisé la semaine passée deux assemblées du personnel – l’une en français, l’autre en anglais – dans les...

«On n’est pas en train de sauver des vies, on fait du café!»

Manifestation d'Unia devant le siège de Nespresso à Lausanne en mai 2018.

Les travailleurs de Nespresso n’en peuvent plus. Avec Unia, ils exigent le retour à leur ancien horaire, et des négociations pour améliorer les conditions de travail à Orbe, Avenches et Romont

Philip Morris: Unia prêt à soutenir les travailleurs

Locaux de Philip Morris à Lausanne.

Philip Morris envisage de supprimer 265 postes de travail. Première phase d’une restructuration qui sera encore suivie d’une autre baisse des effectifs. Unia a contacté les employés