Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Quand regarder la télé tue

En Corée du Nord, regarder la télévision sud-coréenne peut coûter la vie. Un récent rapport d’Amnesty International s’appuie sur 25 témoignages de personnes ayant fui le pays entre 2012 et 2020, qui décrivent un système répressif et profondément corrompu. Le simple visionnage de séries, films ou émissions sud-coréennes expose à des humiliations publiques, des années de travaux forcés, voire à la peine de mort, notamment depuis l’adoption en 2020 d’une loi criminalisant les «pensées et cultures réactionnaires». Sauf pour les plus riches!

En effet, selon l’organisation, l’application de ces lois est arbitraire: les personnes disposant d’argent ou de relations peuvent souvent échapper aux sanctions les plus lourdes en versant des pots-de-vin, tandis que les plus pauvres sont sévèrement punies. Par ailleurs, des mineurs seraient régulièrement contraints d’assister à des exécutions publiques utilisées comme outil d’«éducation idéologique». Malgré les risques, la consommation clandestine de contenus étrangers resterait largement répandue. Amnesty International appelle les autorités nord-coréennes à abolir ces lois, à mettre fin aux exécutions publiques et à respecter la liberté d’expression. 
Plus d’infos ici

Pour aller plus loin

«Le peuple en a marre, car il crève de faim!»

Tétévi Norbert Gbikpi-Benissan

Des manifestations s’organisent au Togo pour repousser les élections législatives. Retour sur la situation avec un homme politique de gauche, Tétévi Norbert Gbikpi-Benissan

Les coursiers à vélo se défendent par-dessus les frontières

Les coursiers s’organisent au niveau international. Le 26 octobre, une centaine d’entre eux, venus de douze pays européens, ont fondé à Bruxelles la «Transnational Cooperation of...

Chine: libertés en voie de disparition

Ming Lam

Dans notre édition du 3 octobre, nous relations l’arrestation cet été de travailleurs chinois de l’usine de soudure Jasic Technology qui avaient manifesté après s’être vus refuser la création d’un syndicat au sein de leur entreprise. Ming Lam, de la Confédération des syndicats de Hong Kong, invité à Genève par l’ONU pour témoigner de la situation des droits de l’homme dans son pays, revient sur les faits.

Libres, ou presque, de quitter le pays

Le Qatar se dote d’une nouvelle législation mettant un terme aux autorisations de sortie pour certains travailleurs migrants qui souhaitent quitter le pays. Des efforts sont encore à faire