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«Fenaco pourrait et devrait faire mieux»

Argriculteur
© Thierry Porchet

Fenaco emploie 11 000 personnes actives dans la production alimentaire, le commerce de détail ainsi que dans les secteurs de l’énergie et de l’agriculture dont 6000 sont soumises à la convention collective de travail.

Unia et Syna n’ont pas trouvé de terrain d’entente avec la coopérative agroalimentaire en matière de négociations salariales. Et qualifient l’augmentation salariale décidée d’insuffisante.

«Nous sommes déçus. Fenaco pourrait et devrait faire mieux. L’entreprise est saine et a les moyens. Mais elle préfère investir dans les infrastructures plutôt que dans son personnel.» Coresponsable du secteur industrie d’Unia, Corinne Schärer commente l’issue des négociations sur les l’augmentation des salaires. Bien que les pourparlers avec la coopérative agroalimentaire se soient déroulés dans une ambiance constructive, soulignent Unia et Syna dans un communiqué de presse, le résultat n’a pas été à la hauteur des attentes. Raison pour laquelle les syndicats l’ont rejeté. Pour la troisième année consécutive le processus ne débouche ainsi sur aucun accord. Concrètement, Fenaco veut augmenter la masse salariale de 1%, dont la plus grosse partie sera distribuée au mérite et seulement une petite proportion sous forme de hausse générale, à savoir 0,1 %. «Cette part est clairement trop faible et reste inférieure au renchérissement annuel. En plus, elle ne représente qu’une compensation des augmentations des cotisations sociales. Elle ne tient pas compte de l’engagement des travailleuses et travailleurs», dénonce la syndicaliste tout en insistant sur la hausse générale des prix entre primes maladie et coût de la vie. Et en rappelant qu’Unia réclamait entre 2 et 2,5 % supplémentaire. 

Un pas dans la bonne direction
Pour la responsable d’Unia, l’augmentation générale des rémunérations défendue répond à un réel besoin. D’autant plus que les salaires minimums s’avèrent bas et ne suffisent pas pour vivre, s’élevant actuellement à 4000 francs. Ils seront toutefois relevés de 50 francs dans le domaine de l’industrie alimentaire à partir de 2027, et de 100 francs dans les autres secteurs d’activité dès l’an prochain. Un pas dans la bonne direction, jugent les partenaires sociaux, mais qui demeure insuffisant. 
Fenaco emploie 11 000 personnes actives dans la production alimentaire, le commerce de détail ainsi que dans les secteurs de l’énergie et de l’agriculture. Parmi elles, environ 6000 sont soumises à la convention collective de travail dans le cadre de laquelle Unia et Syna négocient chaque année l’augmentation salariale.

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