Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Débrayage contre la fermeture d’une usine fribourgeoise

Personne faisant une pause prolongée.
DR

Les employés de Samvaz SA ont fait une pause prolongée de 9h jusqu'à la fin de la matinée, pour demander à leur employeur de venir à la table des négociations.

Le personnel du site de Samvaz SA, à Châtel-Saint-Denis, a fait une pause prolongée pour demander l’ouverture de négociations concernant les 33 licenciements annoncés.

Face à un mur, ils ont décidé de durcir le ton. Le personnel du département bois de l’entreprise Samvaz SA, dont l’usine de Châtel-Saint-Denis (FR) devrait fermer, a débrayé ce mercredi 25 juin. Soutenus par Unia Fribourg, les employés ont stoppé leur travail à 9h, pour prolonger la pause matinale jusqu’à celle de midi. But de l’action: appeler la direction de l’entreprise, spécialisée dans l’usinage du métal et du bois, à se mettre enfin à la table des négociations. 

Depuis l’annonce, en février, de la fermeture de ce site et du licenciement des 33 personnes qui y travaillent, le dialogue est dans l’impasse. Le personnel exige la négociation d’un plan social équitable et le versement d’arriérés de salaires. Selon Unia, pendant plus de vingt ans, l’entreprise aurait payé ses employés en-dessous des salaires minimums prévus par la Convention collective de l’industrie du bois. Le syndicat, qui dénonce «avec la plus grande fermeté cette violation flagrante du partenariat social», réfute par ailleurs les propos de la direction qui, lors de l’annonce des licenciements, avait affirmé aux médias qu’Unia validait le plan social qu’elle propose unilatéralement.

Pressions sur les travailleurs

Dans un communiqué de presse, Unia Fribourg souligne que Samvaz SA s’était engagée à «garantir des conditions de départ favorables pour les employés concernés». «Parole n’a pas été tenue par la direction qui, malgré les appels répétés du syndicat Unia à la table des négociations, refuse aux employés un plan social équitable ainsi que le remboursement des salaires manquants», déplore Yannick Ferrari, membre de la direction d’Unia. Le syndicat fait aussi état de pressions exercées sur les travailleurs pour les dissuader de prendre contact avec lui.

Sur le fond, Unia conteste les difficultés financières liées à la concurrence étrangère dans le secteur du bois, qui ont été évoquées pour justifier la fermeture de l’usine, rappelant que l’entreprise se porte bien avec un chiffre d’affaires de près de 30 millions de francs, prospérité bâtie en partie en sous-payant son personnel. Par son débrayage, ce dernier veut montrer qu’il est prêt à la discussion, et que des actions de lutte peuvent être engagées si l’entreprise s’obstine à refuser le dialogue. 

Pour aller plus loin

Un jugement «porteur d’espoir»

Portrait de Yasmine Motarjemi.

La Cour d’appel civile du Tribunal cantonal vaudois reconnaît la responsabilité de Nestlé dans le cas du harcèlement subi par Yasmine Motarjemi. Un tournant dans la vie de cette dernière

Eau: Nestlé n’offre pas un service public

Robinet limité pour Nestlé. Selon l’agence de presse internationale Pressenza, qui se réfère notamment à des articles du journal The Guardian, le Tribunal professionnel de l’Etat...

«Contre Nestlé, je me battrai jusqu’au bout»

Portrait de Yasmine Motarjemi.

Après avoir été harcelée puis licenciée, Yasmine Motarjemi poursuit son long combat judiciaire contre la multinationale pour obtenir justice

Symetis devant le juge

Le 17 décembre 2019, grévistes, militants et syndicalistes d’Unia se sont rassemblés devant le Grand Conseil vaudois pour demander un soutien politique.

Le 7 janvier, une audience a été tenue au Tribunal de Montbenon à la suite de la requête d’Unia et des travailleurs de la medtech d’Ecublens de rouvrir une consultation