Un pas vers la lutte contre le harcèlement au travail
Depuis des années, l’Union syndicale suisse (USS), et notamment Unia, demandent la ratification de la convention n°190 de l’Organisation internationale du travail (OIT) contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. C’est d’ailleurs l’un des thèmes phare de la Grève féministe de cette année. Ratification toujours repoussée, bien qu’une femme active sur deux déclare subir du harcèlement au travail au cours de vie professionnelle. Mais il se pourrait que les choses bougent enfin.
En effet, le Conseil fédéral a proposé dans un récent message de ratifier les conventions n°190 et 191 de l’OIT. Cette dernière renforce le droit à un environnement de travail sûr et salubre en tant que droit fondamental du travail. Dans un communiqué de presse du 5 juin, les syndicats suisses saluent cette initiative et appellent maintenant le Parlement à «décider rapidement d’une ratification attendue depuis longtemps». Il y a urgence à agir, souligne l’USS. «De nombreuses entreprises ne disposent pas encore de mesures de protection efficaces contre le harcèlement sexuel et la violence au travail, invoque-t-elle. La ratification ne résoudra pas ces problèmes à elle seule. Mais elle constitue un signal politique fort: la violence et le harcèlement dans le monde du travail ne relèvent pas de la sphère privée et ne sont pas des actes anodins. Chaque travailleuse et chaque travailleur a droit à un lieu de travail exempt de violence, de harcèlement et de discrimination. La Suisse a soutenu cette convention, les conditions légales sont réunies et la ratification est largement appuyée. Il n’y a aucune raison de repousser plus longtemps cette étape.»
Il n’y a plus qu’à, donc…