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Plusieurs postes menacés ont été sauvés chez Chopard

Un homme travaille sur une montre
©Thierry Porchet - Image d'illustration

Le secteur de l'horlogerie se dirige de plus en plus vers l'ultra-luxe, ce qui questionne sur la pérennité de certains emplois. (Image d'illustration)

L'entreprise prévoyait de supprimer 28 places dans le Val-de-Travers. Après une première phase de négociation avec Unia Neuchâtel, une dizaine de postes pourraient être sauvegardé.

Un licenciement collectif est en cours chez Chopard à Fleurier, dans le canton de Neuchâtel. Le Temps, qui a révélé l’information, indique que 28 postes – tous liés au secteur horloger – sont à risque. «La décision fait suite à une période d’activation par intermittence de la RHT (réduction horaire du travail)», précise le quotidien. Suite à une période de consultation du personnel, le syndicat Unia a entamé les négociations avec la maison Chopard. «Nous avons déjà réussi à sauver trois postes, explique Solenn Ochsner, responsable du secteur industrie pour Unia Neuchâtel. À cela s’ajoutent six postes qui s’ouvrent à Genève et qui seront proposés aux travailleurs neuchâtelois. Certains postes supprimés concernaient des domaines où Chopard aurait manqué de personnel à l’avenir. Nous avons donc anticipé cette situation.»

Marges en hausse... emplois en baisse

L'entreprise basée à Genève est loin d'être un cas isolé. Tout le secteur est en train d'évoluer. «Chez Chopard, mais aussi dans toute la branche de l’horlogerie, on remarque un repositionnement stratégique dans l’ultra-luxe, analyse la responsable du secteur industrie. C’est le segment qui fonctionne en ce moment, car les marges sont bien plus élevées pour l’entreprise. Mais cela signifie aussi que la production baisse et ça pose des questions sur le nombre d’emplois dans la branche sur le long terme.»

À Fleurier, les négociations générales sur le licenciement collectif ne sont toutefois pas encore terminées. Une rencontre entre Unia Neuchâtel et l’entreprise horlogère a eu lieu ce jeudi 18 juin. «Après plusieurs échanges, nous avons soumis une contre-proposition à la direction, indique Solenn Ochsner. Nous sommes désormais en attente d’une réponse.» Cette dernière devrait tomber lundi.

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