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Les vacances, une conquête sociale plutôt récente

Quand les congés payés ont-ils été introduits en Suisse?

Dans notre pays, c’est le personnel de la Confédération et des services publics qui a le premier eu droit à des vacances payées, à partir de la fin du XIXe siècle. Puis, cela s’est étendu à l’économie privée, mais seulement au bon vouloir des employeurs. En général, les travailleuses et les travailleurs manuels étaient moins bien lotis que les employés de bureau. Juste après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs cantons introduisent un droit aux congés payés généralisés dans leur législation, dont Vaud, Genève et Neuchâtel de ce côté-ci de la Sarine. Mais ce n’est qu’en 1966 qu’une loi fédérale fixe un minimum légal de deux semaines de vacances par an pour tout le monde.

Aujourd’hui, à combien de semaines de vacances a-t-on droit par an?

Le Code des obligations suisse stipule que tout salarié – quel que soit son taux d’occupation – a droit à au moins quatre semaines de vacances payées par an, dont au moins deux consécutives. Cela peut être davantage selon les employeurs, les conventions collectives ou l’ancienneté des travailleurs. Pour les jeunes jusqu'à 20 ans révolus, le minimum est de cinq semaines, mais les syndicats font actuellement campagne pour que les apprentis en aient huit. En 2012, la population a massivement rejeté l’initiative «Six semaines de vacances pour tous». Les jours de congé payés ne peuvent pas être remplacés par une indemnité financière. Les dates des vacances sont fixées en accord avec l’employeur, qui doit tenir compte des souhaits des salariés, par exemple s’ils ont des enfants en âge scolaire, dans la mesure où c’est compatible avec les besoins et les intérêts de l’entreprise.

Tout salarié – quel que soit son taux d’occupation – a droit à au moins quatre semaines de vacances payées par an

Que se passe-t-il si on tombe malade pendant ses vacances?

Le droit du travail suisse précise que les vacances servent à se reposer. Donc, si l’on en est empêché par une maladie ou un accident suffisamment grave pour nécessiter, par exemple, de garder le lit ou d’être hospitalisé, les jours en question ne peuvent pas être comptés comme des vacances et il est possible de les reprendre plus tard. Mais pour cela, il faut présenter un certificat médical. Par contre, un problème de santé mineur, comme un rhume ou une indigestion, ne peut pas justifier un report des jours de congé.

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