Le personnel de l'hôtellerie-restauration défend les salaires minimums
Réunis en conférence de branche le 26 octobre, à Berne, les employées et les employés de l’hôtellerie-restauration du syndicat Unia ont adopté une résolution s’opposant à la volonté de la majorité du Parlement d’affaiblir les salaires minimums cantonaux et communaux. Un projet de loi approuvé en juin par les Chambres fédérales – et contre lequel un référendum muni de plus de 100000 signatures a été déposé début octobre par les syndicats et la gauche – prévoit en effet qu’à l’avenir, ces rémunérations plancher ne s’appliquent plus dans les branches disposant d’une convention collective de travail déclarée de force obligatoire. Ce qui est le cas de l’hôtellerie-restauration, dont le personnel est l’un des plus exposés à cette attaque.
«La nouvelle loi menace les salaires de milliers d’employé.e.s», dénoncent les délégués, soulignant qu’il s’agit d’une des branches versant les plus bas salaires de Suisse. «Des dizaines de milliers de personnes travaillent quotidiennement dans des conditions difficiles dans les restaurants, les hôtels, les cafés et les bars. Pour beaucoup d’entre elles, le salaire est aujourd’hui déjà insuffisant pour faire face à la hausse des loyers, des primes d’assurance maladie et du coût de la vie au quotidien.»
Les participants à la conférence de branche martèlent que quiconque travaille à plein temps doit pouvoir vivre de son revenu. «Il faut améliorer les salaires et les conditions de travail, pas affaiblir les salaires minimums existants.» Les délégués appellent tous les travailleurs et les travailleuses, ainsi que leurs soutiens, à se mobiliser.