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Day Medical: le Grand Conseil demande des comptes

«Recevoir un prêt Covid-19 et des RHT, puis effectuer un licenciement collectif, tout en demandant une ouverture de faillite, le tour de force inacceptable de Day Medical SA!» L’intitulé de la résolution urgente adoptée par le Grand Conseil vaudois le 30 juin fait écho aux dénonciations d’Unia. Le Conseil d’Etat doit maintenant examiner toutes fraudes éventuelles de la part de la société rachetée en 2018 par la multinationale Haemokinesis. Et, le cas échéant, dénoncer pénalement ces actes.

Pour mémoire, une action syndicale avait mis en lumière les agissements de la société sise à Avenches, le 11 juin. Un mois plus tôt, Day Medical SA avait en effet licencié sa quarantaine d’employés sans aucune procédure de consultation. Depuis avril, les salaires n’ont pas été versés, alors qu’une partie des indemnités de chômage partiel (RHT) et de l’assurance perte de gain pour maladie ainsi que des allocations familiales ont été encaissées par la direction. Cette dernière a déposé une requête d’ouverture de faillite. Parallèlement, Haemokinesis a demandé aux clients de Day Medical SA de s’acquitter de leurs factures sur un de ses comptes en Australie. Unia a par conséquent demandé au Ministère public un séquestre immédiat des biens.

L’audience de mise en faillite au Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois le 29 juin n’a duré que quelques minutes, aucun représentant de la firme ne s’étant présenté. Le jugement devrait être rendu ce mois.

Pour aller plus loin

Day medical SA sous plaintes pénales

Action de protestation du 11 juin 2020.

La société, sise à Avenches et mise en faillite fin juin, est l’objet de plusieurs plaintes dont une en lien avec les indemnités RHT non reversées aux travailleurs

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