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Licenciements dans une jardinerie en Valais: Unia contre-attaque

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©Thierry Porchet/image d'illustration

Les sites de Conthey et d'Uvrier seront fermés à la fin de l'année.

Point Vert va supprimer soixante emplois dans les mois à venir. Les procédures n’ont pas été respectées dénonce Unia Valais, qui lance une pétition pour soutenir les travailleurs.

Les salariés de Point Vert ne se laissent pas abattre. L’enseigne de jardinerie valaisanne va fermer plusieurs sites d’ici la fin de l’année: les magasins de Conthey et d’Uvrier, ainsi que les ateliers floraux de Monthey, Sierre et Montana. Au total, soixante emplois seront supprimés. Malgré l’ampleur de ce licenciement, l’entreprise ne veut pas mettre sur pied un plan social pour soutenir les collaborateurs et les collaboratrices qu’elle mettra à la rue…

Une situation qui révolte Unia Valais. Suite à une assemblée du personnel qui s’est tenue en début de semaine, le syndicat a constaté que «la direction de Point Vert n’a pas respecté les procédures à suivre en cas de licenciement collectif, ce qui rend les licenciements abusifs, peut-on lire dans un communiqué. En effet avec un nombre aussi important de postes de travail sacrifiés, la direction de l’entreprise aurait dû lancer une procédure de consultation pour permettre aux salarié.e.s de proposer des mesures alternatives avant de procéder aux licenciements secs.»

Pétition lancée

Unia a été mandatée par le personnel pour négocier un plan social «dans le but d’atténuer quelque peu les conséquences délétères des pertes d’emploi». Un point essentiel, car la direction estime, elle, ne pas être tenue légalement de proposer un tel plan social à ses futurs ex-salariés. «La direction de Point Vert ne peut pas, d’une part ne pas respecter la législation en matière de licenciement collectif et s’appuyer sur cette même législation pour priver ses salarié.e.s d’un plan social», assène Unia Valais.

Le syndicat note également qu’au-delà des aspects légaux, «il est de la responsabilité morale d’une direction d’accompagner d’un plan social un nombre aussi important de licenciements a fortiori pour des sites présents dans le paysage valaisan depuis plus de 35 ans pour celui de Conthey et 19 ans pour celui d’Uvrier». Clients de longue date ou simples citoyens révoltés par le traitement réservé aux soixante travailleuses et travailleurs licenciés sont invités à signer une pétition pour soutenir les salariés touchés. 

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