Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Les ménages modestes davantage sous pression

Une récente enquête montre que les plus pauvres ont de plus en plus de mal à faire face à leurs dépenses, notamment à cause des hausses des primes d’assurance maladie.

L’écart entre les ménages riches et pauvres se creuse en Suisse. C’est ce que révèle une enquête réalisée en juillet 2026 pour Comparis auprès de 1040 personnes. Si environ les trois quarts de la population jugent leur situation financière globalement suffisante, les ménages à faibles revenus sont nettement sous pression. Et pour ces derniers, la situation empire. En effet, parmi les personnes vivant dans un ménage disposant de moins de 4000 francs brut par mois, 41% estiment que leur situation financière s’est détériorée au cours des douze derniers mois. Cette proportion tombe à 24% pour les revenus compris entre 4000 et 8000 francs et à 18% au-delà de 8000 francs. La hausse des primes d’assurance maladie est l’une des principales causes citées pour expliquer cette dégradation.

Des démarches complexes

Bien que près des deux tiers des ménages aux revenus les plus faibles bénéficient d’une réduction individuelle de primes, son poids pèse encore lourd dans le budget. Seuls 37% des ménages disposant de moins de 4000 francs par mois déclarent pouvoir intégrer leurs primes à leur budget sans difficulté. Chez les ménages gagnant plus de 8000 francs, 86% disent pouvoir les assumer sans difficulté. «La réduction des primes profite à de nombreux ménages à faible revenu, mais pas encore à tous. Il faut combler ce fossé», commente Michael Kuhn, expert Argent Comparis. «Pour atténuer légèrement cette situation, on pourrait au moins accorder automatiquement à toutes les personnes éligibles une réduction de prime suffisamment élevée. Aujourd’hui, selon le canton, les personnes concernées doivent elles-mêmes entreprendre les démarches nécessaires. Il serait également avantageux de simplifier l’accès aux informations financières et aux possibilités de comparaison.»

Les écarts apparaissent aussi dans la capacité à épargner. Un tiers des personnes aux revenus les plus faibles déclarent avoir rarement ou jamais suffisamment d’argent pour en mettre de côté. Chez celles gagnant plus de 8000 francs, les deux tiers parviennent à épargner et près de la moitié investissent une partie de leur argent. Ils ne sont que 7% dans ce cas parmi les ménages aux revenus modestes. Quant aux perspectives d’avenir, près de 40% des personnes gagnant moins de 4000 francs pensent que leur situation financière se sera encore détériorée d’ici à 2031. Elles ne sont que 15% parmi les revenus supérieurs à 8000 francs à partager cette crainte.

Pour aller plus loin

Eviter une catastrophe sociale

Caddie de supermarché quasiment vide.

L’Union syndicale suisse a présenté ses solutions pour stabiliser la conjoncture et renforcer le pouvoir d’achat en cette période de récession économique

Mieux vaut la libre circulation que la résiliation

Poste frontière.

A l’occasion de la publication du rapport sur la libre circulation des personnes, l’Union syndicale suisse souligne le rôle central joué par les mesures d’accompagnement

L’idée d’une taxe corona se répand

Femme en talons et voiture de luxe.

Pour répondre à la crise, financer l’économie, la solidarité et les services publics, des projets d’imposition des plus aisés voient le jour. Analyse

Le fonds pour les travailleurs précaires enfin débloqué

Action à Genève où des travailleurs temporaires vétus de masques chirugicaux et casquettes Unia affichent leurs revendications.

Le Grand Conseil genevois a avalisé le projet de loi instaurant une indemnité pour ceux qui ont perdu tout ou partie de leur revenu à cause du Covid-19. Syndicats et associations saluent cette mesure