La Journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs est l’un des rares événements à être célébrés sur tous les continents. Elle trouve son origine aux Etats-Unis, dans le Chicago industriel, où les milieux ouvriers entament une grève générale le 1er mai 1886 pour revendiquer la journée de travail de huit heures. A cette époque, ils travaillent entre dix et seize heures par jour, six jours sur sept et sans protection sociale. Les manifestations dégénèrent: plusieurs policiers et manifestants sont tués. Huit militants anarchistes seront tenus responsables et condamnés à mort malgré l’absence claire de preuves. Pour le monde ouvrier international, ils deviendront les «martyrs de Chicago», et inspireront le 1er mai international en 1890, date à laquelle des centaines de milliers de travailleurs ont battu le pavé en Europe et en Amérique pour réclamer la réduction du temps de travail.
Est-ce un jour travaillé en Suisse?
Le 1er mai n’est pas un jour férié national. Chaque canton a son propre fonctionnement. Il est férié dans le Jura, Neuchâtel, Schaffhouse, le Tessin, Thurgovie, Zurich, Bâle-Ville et Bâle-Campagne. A Genève, les fonctionnaires sont en congé et les écoles sont fermées. Dans le canton de Vaud, ce n’est pas un jour férié au niveau cantonal, même pour les employés de l’Etat. Toutefois, dans certaines communes, dont Lausanne, les écoles sont au repos.
Pour les employés du secteur privé, cette date est une journée de travail comme les autres sauf si le contrat de travail ou la convention collective prévoient un congé, comme c’est le cas dans le bâtiment.
Quel sera le thème de cette année?
Les revendications sociales sont toujours au cœur du 1er Mai. Cette fois, c’est la lutte contre l’initiative, dite du chaos, de l’UDC «Pas de Suisse à 10 millions!» qui sera au centre du combat. «Défendons nos salaires et nos emplois. Mobilisons-nous contre le repli sur soi!» appellent les syndicats.