Les syndicats argentins ont récemment réuni des milliers de travailleurs dans la rue contre les réformes du droit du travail portées par le président Javier Milei, dénoncées comme une attaque frontale contre les droits fondamentaux. La Confédération syndicale internationale (CSI) a exprimé sa pleine solidarité avec ses organisations affiliées.
Soumis au Congrès le 11 décembre, le paquet de réformes prévoit une remise en cause de protections constitutionnelles essentielles, un affaiblissement des syndicats et une flexibilisation accrue du marché du travail. Parmi les mesures contestées figurent de nouvelles restrictions au droit de grève et à la négociation collective, la facilitation des licenciements, la déréglementation du temps de travail et des congés, ainsi que des dispositions favorisant l’externalisation, l’emploi informel et le transfert à l’Etat du coût des indemnités de licenciement. Le financement du système de retraite est également menacé. «Il ne s’agit pas d’une modernisation, mais d’une attaque en règle contre les travailleurs et la démocratie», s’est exprimé Luc Triangle, secrétaire général de la CSI, appelant le Congrès à rejeter ces réformes. Face à ces projets, les syndicats ont décrété un état de mobilisation permanente et appellent à une solidarité internationale, alertant sur les risques d’aggravation des inégalités et de fragilisation d’une économie déjà vulnérable.