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Vague de mobilisations pour la flottille humanitaire

La mobilisation est internationale à la suite de l’arrestation illégale par l’armée israélienne des plus de 400 militants pacifistes, à bord de la quarantaine de voiliers de la Global Sumud Flotilla. En Italie, les syndicats et les dockers ont appelé à une grève générale en ce vendredi 3 octobre. En Suisse, des milliers de personnes ont manifesté mercredi et jeudi à Genève, Lausanne, Berne, Zurich, Lugano… 

Dans un communiqué de presse, le 2 octobre, l’association suisse Waves of Freedom rappelle que l’objectif était d’acheminer de l’aide humanitaire à la population gazaouie sous les bombes israéliennes, et de «montrer au monde que ce blocus est illégal et doit être brisé». Le médecin valaisan Hicham El Ghaoui, président de l’association, souligne: «Israël sait que cette flottille est légale, que le droit international est de notre côté. Les Nations unies ont déclaré la famine à Gaza et la Cour pénale internationale a rappelé qu’il ne fallait pas entraver l’aide humanitaire. Tel-Aviv sait que son action est illégale, mais agit en toute impunité.» 

Le groupe d’avocat indépendant basé à Haïfa a le mandat d’assurer la défense sur place de la vingtaine de participants suisses. Or, comme le déplore Waves of Freedom, des audiences de détention et d’expulsion ont été entamées directement au port d’Ashdod en Israël, où les bateaux ont été emmenés, «sans prévenir les avocats et en refusant toute assistance juridique aux détenus». Pour la Global Summud Flotilla, il s’agit d’un «enlèvement illégal, qualifié de crime de guerre en droit international». Waves of Freedom salue la réaction de l’Afrique du Sud qui a dénoncé publiquement cette interception dans les eaux internationales rappelant qu’elle viole la souveraineté des Etats dont les navires battaient pavillon et l’injonction de la Cour internationale de justice stipulant que l’aide humanitaire doit pouvoir circuler sans entrave. «Face à cette clarté, la position du DFAE et de notre gouvernement apparaît timorée et insuffisante. Limiter la réponse suisse à des contacts administratifs ou à un rappel des limites de l’assistance consulaire ne répond pas à la gravité de la situation.»

L'USS interpelle le gouvernement

L'Union syndicale suisse (USS) a, pour sa part, écrit au Conseiller fédéral Ignazio Cassis pour lui demander d’intervenir pour garantir la sécurité et le retour des syndicalistes et des autres volontaires engagés, ainsi que pour permettre le passage de l’aide humanitaire.

Dans un communiqué, l'USS partage son inquiétude sur "l’aggravation de la situation à Gaza". En contact avec les différents syndicats européens et internationaux, la faîtière soutient les mouvements de solidarité, notamment la grève prévue aujourd'hui en Italie. Et demande: "l’arrêt des attaques répétées touchant la population civile. La famine et la souffrance provoquées par le gouvernement israélien doivent cesser".

La veille, le 1er octobre, la Confédération européenne des syndicats avait aussi lancé un appel urgent, soutenu par Unia, demandant la protection des citoyens et des syndicalistes de la Global Sumud Flotilla.

Pour sa part, Amnesty International assène: «Le temps des simples condamnations est révolu. Les États du monde entier doivent agir maintenant et affirmer clairement qu’ils ne toléreront plus l’affamement systématique des Palestiniens de Gaza par Israël, ni les attaques contre les efforts humanitaires civils et non armés. L’impunité dont Israël bénéficie depuis des décennies pour ses violations flagrantes du droit international doit cesser. Rien ne peut justifier un génocide.» 


 

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