Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

La paix, maintenant !

manif
© Olivier Vogelsang

Le 21 juin, plus de 15000 personnes ont manifesté à Berne contre le génocide en cours à Gaza.

Plus de 15000 personnes ont défilé bruyamment dans les rues de Berne jusqu’à la Place fédérale en solidarité avec le peuple palestinien, le 21 juin. Elles ont répondu à l’appel d’une large coalition de collectifs, d’organisations, de syndicats et de partis pour appeler le Conseil fédéral à agir enfin contre le génocide en cours, en exigeant: un cessez-le-feu immédiat et durable, supervisé par la communauté internationale; la levée sans délai du blocus de la bande de Gaza; la condamnation des crimes de guerre et de la colonisation; la fin de toute coopération militaire avec Israël;  l'interdiction aux entreprises suisses de participer à l’occupation des territoires palestiniens; et la libération de tous les otages israéliens et des prisonniers palestiniens détenus arbitrairement.

Devant le Palais fédéral, les discours ont été nombreux, réunissant des représentants des collectifs palestiniens et juifs, du parti socialiste et des Verts, ainsi que la présidente d’Unia, Vania Alleva. Celle-ci a rappelé que la bande de Gaza n’est pas plus grande que le canton de Schaffhouse, mais que sa population est 22 fois plus nombreuse: «Imaginez maintenant que 2 millions de personnes vivent à Schaffhouse et que, chaque jour, des bombes sont larguées sur elles! C'est insupportable et inacceptable! Nous ne pouvons accepter les crimes du gouvernement d'extrême droite de Netanyahou, les massacres incessants de civils palestiniens, les attaques contre des écoles et des hôpitaux, l'utilisation de la faim comme arme de guerre...» 

Tout en condamnant l’attentat terroriste perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, Vania Alleva a martelé que «rien ni personne ne peut justifier les terribles attaques contre des civils palestiniens, dont des milliers d’enfants». Et d’ajouter: «Rien ne justifie la punition collective de tout un peuple. Critiquer ces crimes de guerre atroces n'est pas de l'antisémitisme. Les syndicats se sont toujours fermement opposés à toute forme de discrimination et d'antisémitisme et continueront de le faire sans réserve.» 

Pour plus d’informations: unia.ch     

Pour aller plus loin

Suicides à France Télécom: le déni têtu de responsabilité des ex-dirigeants

Manifestation devant le Tribunal correctionnel de Paris, en 2019, lors du premier procès des dirigeants de France Télécom, poursuivis pour harcèlement moral au travail ayant conduit à une vague de suicides.

Le jugement en Cour d’appel des dirigeants de France Télécom a été rendu fin septembre, allégeant les peines de première instance. Pourtant, l’ancien PDG et son second ont recouru auprès de la Cour de cassation. Retour sur ce procès emblématique

Grève générale bien suivie en Iran

Shiva Khosravi à la tribune du congrès de l'USS.

Militante de la diaspora, Shiva Khosravi revient sur les trois jours de grève générale et les derniers événements survenus dans son pays, où deux jeunes protestataires ont été exécutés

«Kafalah»: des travailleurs sous tutelle

Travailleur dans les rues de Dubaï.

Depuis quelques années, plusieurs pays du Golfe se sont engagés à réformer leur système de gestion de la main-d’œuvre fondé sur la «kafalah». Sa refonte impliquerait toutefois de revoir complètement le modèle sur lequel ces monarchies se sont construites, et d’accorder un statut moins précaire aux travailleurs étrangers

50 millions d’esclaves

travailleurs forcés en Inde.

Les dernières estimations montrent que le travail forcé et le mariage forcé ont considérablement augmenté au cours des cinq dernières années