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Trop de protéines d’origine animale dans le commerce de détail

Cliente Coop
©Marc Meier/Greenpeace

Greenpeace a analysé 2500 aliments des assortiments de Coop et Migros, où 90% des produits se composent de viande, poisson, œufs et produits laitiers.

La Confédération veut réduire de 40% l’empreinte carbone de l’alimentation d’ici à 2050. Un objectif auquel ne contribuent ni Coop ni Migros, révèle une enquête de Greenpeace.

La quasi-totalité des protéines proposées par Coop et par Migros sont d’origine animale: voilà la principale conclusion d’une nouvelle étude menée par Greenpeace. L’ONG s’est en effet intéressée à l’offre en ligne en la matière des deux détaillants qui, ensemble, détiennent 80% du marché alimentaire. Les assortiments des distributeurs – 2500 aliments analysés – présentent un déséquilibre massif: 90% des produits se composent de viande, poisson, œufs et produits laitiers. Même constat pour les promotions, essentiellement axées sur ces denrées. Une situation qui ne contribue pas aux objectifs que s’est fixés la Confédération visant une réduction de 40% de l’empreinte carbone de l’alimentation d’ici à 2050 par rapport à 1990. 

Rôle majeur des détaillants
«Le levier principal pour y parvenir est une transition des protéines animales vers les protéines végétales. Une alimentation plus végétale permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de protéger notre santé et d’augmenter l’autosuffisance alimentaire», indique Greenpeace, rappelant dans ce contexte le rôle majeur des deux géants orange influençant fortement le choix des consommatrices et des consommateurs à travers leur assortiment, les prix et des rabais. L’organisation écologique signale encore le fait que près de la moitié du chiffre d’affaires réalisé avec la viande provient de remises. 
Outre les bénéfices de limiter les produits d’origine animale sur l’environnement et la biodiversité, elle souligne les avantages d’une alimentation moins carnée sur la santé. Avec une réduction des risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 ou encore de cancer de l’intestin. Et Greenpeace de préciser encore que la population consomme en moyenne trois fois plus de viande que ce que recommande la Confédération.

A la traîne
Dans ce contexte, l’ONG appelle le commerce de détail à vendre au moins 60% de protéines végétales d’ici à 2035 et à réserver la publicité et les promotions à ce type de produits durables. Une pétition* lancée dans ce sens appuie ses revendications. Greenpeace note au passage que des pays européens ont déjà réalisé des progrès importants dans ce domaine, à l’image des Pays-Bas. Dans cet Etat, une dizaine d’enseignes de la grande distribution se sont volontairement fixé pour objectif d’atteindre une part de 60% de protéines végétales d’ici à 2030. «Ces efforts bénéficient d’un engagement actif du Gouvernement néerlandais en faveur d’une alimentation plus végétale.» Estimant que la Suisse est à la traîne, elle met en avant l’opportunité que représentent les discussions sur la politique agricoles (PA30+) susceptibles de déboucher sur la conclusion d’une convention d’objectifs entre la Confédération et le commerce de détail.

www.greenpeace.ch/fr/agir/davantage-proteines-vegetales

 

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