Non aux licenciements!
Une délégation de travailleuses et de travailleurs de l’usine de Stein, en Argovie, a exprimé son mécontentement face à la volonté du groupe de supprimer 700 postes sur 1400 au total.
Soutenus par Unia et Syna, des salariés de l’usine Novartis de Stein, en Argovie, ont remis à la direction une pétition munie de 3210 signatures réclamant le maintien des emplois.
Pas de licenciements chez Novartis! Une délégation de travailleuses et de travailleurs de l’usine de Stein, en Argovie, s’est rendue le 31 janvier dernier devant le campus de l’entreprise pharmaceutique à Bâle. Ceux-ci sont venus exprimer leur mécontentement face à la volonté du groupe de supprimer 700 postes, sur 1400 au total, et pour lui transmettre une pétition munie de 3210 signatures revendiquant le maintien des emplois. Une centaine de personnes ont participé à la remise des paraphes et à la manifestation l’accompagnant, partie du pont de Dreirosen. Avec l’aide d’Unia et de Syna, les salariés ont réclamé, dans le cadre de la procédure de consultation en cours, des alternatives à la perte de places de travail et la garantie de la pérennité du site.
Les syndicats notent, dans un communiqué commun, que le groupe, parallèlement à ses velléités de se séparer de collaborateurs, augmente ses capacités de production outre-Atlantique. La pétition met aussi en avant cette situation: «Novartis fait toutes sortes de promesses pour amadouer le président américain Trump. La construction d’un nouveau centre de production est prévue en Caroline du Nord. Au total, Novartis prévoit d’investir 23 milliards de dollars (plus de 18 milliards de francs) aux Etats-Unis. Le groupe investit donc beaucoup d’argent dans l’expansion de la production et la création d’emplois. Mais les travailleurs et les travailleuses en Suisse devraient perdre leur place. C’est n’est pas acceptable.»
Unia et Syna ont par ailleurs estimé que, dans le cas où les besoins de production évoluent, Novartis doit mettre à la disposition des salariés des possibilités de perfectionnement professionnel. «Cela leur permettrait de continuer d’employer l’effectif actuel. Il n’est pas concevable qu’un groupe qui réalise des milliards de bénéfices et qui profitent en Suisse de la meilleure qualité d’implantation du monde laisse tomber son personnel pour des raisons purement financières.»