Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Yves Rocher n’a pas respecté son devoir de diligence

La justice a rendu une décision historique en reconnaissant pour la première fois la responsabilité du groupe français Yves Rocher dans des violations des droits des travailleurs au sein de sa filiale en Turquie. Le Tribunal judiciaire de Paris a estimé que l’entreprise n’avait pas respecté ses obligations au titre de la Loi sur le devoir de vigilance, en omettant d’identifier et de prévenir des pratiques antisyndicales.

On parle de faits qui remontent à 2018, avec le licenciement de plus de 130 salariés après leur adhésion au syndicat Petrol-Is pour dénoncer leurs conditions de travail, la discrimination systématique envers les femmes et les signalements de violences sexistes et sexuelles à leur poste. Le tribunal a jugé que ces licenciements visaient à empêcher toute représentation syndicale et à éviter toute négociation collective. Environ 90000 euros ont été versés aux employés et au syndicat en guise de dommages et intérêts.

Pour IndustriALL, cette décision envoie un message fort selon lequel les multinationales doivent respecter les droits fondamentaux des travailleurs dans l’ensemble de leurs opérations mondiales. 

Pour aller plus loin

Les droits des travailleurs en chute libre

La situation se détériore pour la plupart des employés dans le monde, en témoignent les résultats de l’Indice CSI.

Roumanie: catastrophe d'extrême droite évitée

À la mi-mai, l'extrême droite a failli remporter les élections présidentielles roumaines. Au premier tour, George Simion avait obtenu 41% des voix, un résultat record. Lors des...

Les petites mains d’Uber, Amazon et consorts font entendre leur voix à Genève

Manifestants à la place des Nations, à Genève.

En marge de la conférence de l’OIT, des travailleuses et des travailleurs du monde entier se sont réunis pendant trois jours pour exiger une réglementation de l’économie de plateformes.

Pour une mode plus juste et durable

Travailleurs dans un atelier textile.

Pour lutter contre la fast fashion, irrespectueuse du personnel et de l’environnement, Public Eye demande la création d’un Fonds suisse pour la mode. Unia soutient sa pétition.