Le 21 juillet, la Coordination genevoise pour le droit de manifester (CGDM), dont Unia fait partie, a déposé une pétition munie de 3230 signatures demandant l'interdiction de la pratique des «nasses», qui consiste à encercler des manifestants durant plusieurs heures. Le collectif réagit à l'intervention policière ayant suivi la manifestation No G7 du 14 juin au bout du lac, au cours de laquelle 549 personnes avaient été retenues près de dix heures, sans accès à de l'eau pendant plusieurs heures, ni à des toilettes ou de la nourriture. La CGDM dénonce une «punition collective» portant atteinte au droit de manifester et à la dignité humaine. Elle rappelle également que la Suisse a été condamnée en 2023 par la Cour européenne des droits de l'homme pour une pratique similaire survenue à Zurich lors d’une manifestation. Le collectif estime que ces méthodes dissuadent la population d'exercer sa liberté de manifester et appelle les autorités genevoises à y renoncer définitivement.
De la même manière, il s’oppose au PL 13448, qui vise à rendre les manifestations politiques moins visibles dans l’espace public. «Si le Grand Conseil venait à accepter ce projet de loi, nous le combattrons aux côtés des autres organisations engagées», assure Balmain Badel, au nom de la Communauté genevoise d’action syndicale. Nous refusons une démocratie où la contestation devient au pire risquée, au mieux invisible. Ni dans une nasse, ni hors du cœur de la cité.»
Signez la pétition en ligne ici