Plusieurs organisations syndicales et de la société civile, dont l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), ont salué la nomination de YB Dato’ Sri Arthur Joseph Kurup comme nouveau ministre malaisien des Ressources naturelles et de la Durabilité environnementale, mais l’ont aussi exhorté à finaliser sans délai l’interdiction totale de l’amiante en Malaisie.
En effet, l’amiante amphibolique y est prohibé depuis 1999, mais le chrysotile reste autorisé au nom d’une «utilisation contrôlée», exposant travailleurs et populations à un cancérogène reconnu. L’OMS et l’OIT rappellent qu’aucun niveau d’exposition n’est sans danger. D’ailleurs, les maladies liées à l’amiante, notamment le mésothéliome, sont en hausse, avec 27 cas recensés en 2022, et les projections annoncent un quasi-doublement d’ici à 2045. Le coût économique est également pointé, avec trois dollars de dépenses de santé pour chaque dollar lié à l’usage de l’amiante.
Les organisations saluent les avancées engagées sous l’ancien ministre Nik Nazmi Nik Ahmad et estiment que l’expérience juridique, économique et scientifique du nouveau ministre le place en position idéale pour résister au lobbying industriel. Elles demandent que l’interdiction totale soit adoptée avant 2027, accompagnée d’une coordination interministérielle renforcée, afin de protéger la santé publique et faire de la Malaisie un leader régional en matière de santé environnementale.