Plusieurs postes menacés ont été sauvés chez Chopard
Le secteur de l'horlogerie se dirige de plus en plus vers l'ultra-luxe, ce qui questionne sur la pérennité de certains emplois. (Image d'illustration)
L'entreprise prévoyait de supprimer 28 places dans le Val-de-Travers. Après des négociations avec Unia Neuchâtel, trois postes sont sauvegardés.
Un licenciement collectif est en cours chez Chopard à Fleurier, dans le canton de Neuchâtel. Le Temps, qui a révélé l’information, indiquait que 28 postes – tous liés au secteur horloger – étaient à risque. «La décision fait suite à une période d’activation par intermittence de la RHT (réduction de l'horaire de travail)», précisait le quotidien. Après une période de consultation du personnel, le syndicat Unia a mené les négociations avec la maison Chopard. «Nous avons réussi à sauver trois postes, explique Solenn Ochsner, responsable du secteur Industrie pour Unia Neuchâtel. A cela s’ajoutent six postes qui s’ouvrent à Genève et qui seront proposés aux travailleurs neuchâtelois. Certains postes supprimés concernaient des domaines où Chopard aurait manqué de personnel à l’avenir. Nous avons donc anticipé cette situation.»
Marges en hausse... emplois en baisse
L'entreprise basée à Genève est loin d'être un cas isolé. Tout le secteur est en train d'évoluer. «Chez Chopard, mais aussi dans toute la branche de l’horlogerie, on remarque un repositionnement stratégique dans l’ultra-luxe, analyse la responsable du secteur Industrie. C’est le segment qui fonctionne en ce moment, car les marges sont bien plus élevées pour l’entreprise. Mais cela signifie aussi que la production baisse et ça pose des questions sur le nombre d’emplois dans la branche sur le long terme.»
Les négociations se sont terminées ce lundi 22 juin. Unia et la délégation du personnel de Chopard Manufacture et de Fleurier Ebauches ont obtenu «un plan social digne de ce nom», indique le syndicat dans un communiqué. «Nous nous sommes assurés que ce plan social amoindrisse les conséquences sociales et économiques pour les salariés les plus vulnérables, à l'image de ceux qui ont une famille ou des travailleurs plus âgés qui, a priori, auront plus de peine à retrouver un emploi», précise Solenn Ochsner. Le plan social négocié a été validé par les salariés en assemblée.