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Mobilisation générale pour la rénovation thermique

Blocage à Lausanne.
© Renovate Switzerland

Plusieurs blocages de Renovate Switzerland ont eu lieu la semaine dernière et ce début de semaine. D’autres suivront...

La semaine dernière, alors qu’Extinction Rebellion Suisse (XR) annonçait la fin de ses activités, le mouvement Renovate Switzerland affirmait sa volonté de poursuivre ses blocages. Ce, jusqu’à ce que le Conseil fédéral décrète une mobilisation générale pour la rénovation thermique des bâtiments, et soutienne la formation de 100000 personnes, notamment par l’octroi de bourses de reconversion à hauteur de 40000 francs dans les métiers du bâtiment en manque de main-d’œuvre qualifiée.

Une demande ciblée, tout autant que les actions de blocage très précises ne nécessitant que peu d’activistes sur le terrain. En coulisses par contre le collectif grandit, notamment rejoint par des militants d’XR, et compte des sympathisants de tous âges.

100 ans à ce rythme

Entre le 4 et le 10 octobre, Renovate Switzerland est intervenu à quatre reprises, trois fois à Lausanne, et une fois à Zurich, perturbant la circulation sur des ponts et autoroutes. Le groupe a annoncé que ses actions disruptives ne s’arrêteraient pas avant que le Conseil fédéral ne donne réponse à ses revendications. Jusqu’ici aucun plan substantiel n’a été mis en place pour faire face à l’urgence climatique et à la crise énergétique.

Le mouvement est né ce printemps avec des blocages sur quatre autoroutes dans différentes régions de Suisse. Renovate Switzerland rappelle que, comme le soutient le GIEC, il faut agir dans les deux à trois prochaines années pour éviter le pire. Or, «au rythme actuel, la rénovation thermique du parc immobilier prendrait 100 ans», souligne le collectif dans un communiqué.

Revendications syndicales

Du côté syndical, Martine Docourt, responsable du département politique d’Unia, affirme partager les revendications de Renovate Switzerland au sujet de la reconversion: «Selon le texte d’orientation sur la reconversion écosociale acceptée au Congrès, nous exigeons que les collectivités publiques garantissent à tout le monde des possibilités d’emplois judicieuses, écologiques et durables sur le plan social. Il est également demandé que, dans cette transition, des possibilités de formation et de perfectionnement soient mises en place. C’est aussi dans ce sens que nous soutenons l’initiative lancée par le PS et les Verts sur le Fonds climat qui demande d’investir dans les énergies renouvelables, mais aussi dans des mesures de formation, y compris dans l’octroi de contributions financières visant à compenser la perte de revenu pendant la période de formation.»

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