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Les grévistes de Samvaz poursuivent leur lutte

Grévistes de Samvaz.
© Olivier Vogelsang

Les grévistes de Samvaz ont sollicité le soutien de leurs collèges travaillant dans le secteur métal et sont allés tôt ce matin tracté devant leur usine.

Le personnel du secteur bois de Samvaz, à Châtel-Saint-Denis, continue la grève pour un plan social digne et en appelle à la solidarité de ses collègues de l’usine métal. Parallèlement, une pétition a été lancée.

La grève entamée vendredi par le personnel du département bois de Samvaz, à Châtel-Saint-Denis, s’est poursuivie ce lundi 14 juillet. Rappelons que la trentaine de travailleuses et de travailleurs licenciés en raison de la fermeture de leur secteur se battent, avec le soutien d’Unia, pour un meilleur plan social. Tôt ce matin du 14 juillet, ils ont mené une action de tractage auprès de leurs collègues actifs dans le domaine du métal pour les inviter, précise le syndicat dans un communiqué de presse, «à ne pas rester spectateurs, mais à exprimer leur solidarité, leurs inquiétudes et leur position face à la situation». «Les grévistes leur ont demandé d’être à leur côté», indique Yannick Ferrari, membre de la direction d’Unia Fribourg alors que, dénonce le syndicat, l’entreprise aurait sciemment orienté la communication, divisant les travailleurs des deux départements. «Après chaque action des grévistes, des réunions ont été organisées, mais ces rencontres ont servi à imposer la vision unilatérale de la direction, sans permettre un véritable échange. 

Rester unis et vigilants
Cette stratégie a laissé les employés dans l’incertitude, occultant la véritable ampleur des enjeux et limitant toute possibilité de réflexion collective.» Dans ce contexte, le personnel congédié a aussi décidé de se manifester dans l’après-midi. «Des intervenants, mégaphones à la main, prendront la parole devant l’usine métal», ajoute le syndicaliste, insistant sur l’objectif de la journée, à savoir sensibiliser les travailleurs du secteur métal à la situation et leur rappeler que cette crise peut aussi les affecter directement. Dans ce sens, leur soutien s’avère essentiel «pour créer une force collective face à l’injustice». La mobilisation, note Unia, vise aussi à les protéger. «En restant unis et vigilants, les employés seront mieux armés pour faire face à d’éventuelles irrégularités ou abus qui pourraient les concerner à leur tour.» Notons encore que le Syndicat des services publics a aussi manifesté sa solidarité avec les grévistes.

Parallèlement, une pétition a été lancée réclamant «justice pour le personnel de Samvaz», en établissant un plan social digne. Le texte rappelle que des rémunérations minimales des salariés de l’usine bois n’ont pas été respectées et qu’il y a eu des inégalités. Les signataires, quelque 140 au début de l’après-midi, exigent «des négociations immédiates, la reconnaissance des droits collectifs et une prise position claire de l’Etat». Sur ce dernier point, ils ont sollicité l’intervention d’Olivier Curty, Conseiller d’Etat à l’économie. 
«Personne ne devrait quitter une entreprise avec l’humiliation comme seule prime.»

Pour signer la pétition:

https://fr.surveymonkey.com/r/grevesamvaz

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