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La planète vit désormais à crédit...

Terrain agricole, chien, et forêt en second plan
© Olivier Vogelsang

Au rythme où l'humanité consomme, il faudrait, calcule Greenpeace, 1,75 Terre en 2024 pour couvrir les besoins mondiaux en ressources naturelles telles que l’eau, les terres arables et les forêts.

Le jour du dépassement intervient cette année le 1er août, soit le 214e jour de 2024. A partir de cette date, annonce Greenpeace en se référant aux calculs de Global Footprint Network, la planète vit à crédit. En d’autres termes, toutes les ressources naturelles que peut fournir la Terre en une année ont été consommées. Dans les années 1970, souligne l’organisation écologique, cette date butoir avait lieu en décembre. «La consommation des ressources correspondait à peu près à ce que la Terre pouvait fournir en matières premières en une année. En 2024, nous aurons besoin mathématiquement de 1,75 Terre pour couvrir les besoins mondiaux en ressources naturelles telles que l’eau, les terres arables et les forêts.» Le jour du dépassement de la Suisse a eu lieu le 27 mai. Ce qui signifie que, d’ici à la fin 2024, notre pays aura recouru à 2,5 fois plus de services et de capacités environnementales que ce qui est disponible à l’échelle mondiale. 
Selon l’étude du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa), rapporte Greenpeace, «une vie écologique et socialement équitable est possible pour plus de dix milliards d’êtres humains et ce avec un niveau de vie adéquat pour tous» à condition d’effectuer «un changement fondamental dans de nombreux systèmes avec lesquels nous produisons des biens et des services essentiels». L’Empa préconise notamment de «renoncer complètement aux combustions fossiles et de réorienter l’agriculture en faveur d’une alimentation essentiellement végétale». Un positionnement rejoignant les exigences de l’ONG qui demande par exemple aux détaillants Coop et Migros de renoncer à la publicité pour les produits d’origine animale.
L’ONG rapporte par ailleurs les principaux résultats d’un sondage mené auprès de la population suisse. Selon cette enquête réalisée par l’institut gfs à Zurich, «8 habitants sur dix, se montrent convaincus que nous devons trouver des moyens de bien vivre indépendamment de la croissance économique»; 7 sur 10 estiment que «les limites naturelles de la croissance économique» ont été atteintes. 

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