La Confédération syndicale internationale (CSI) a fermement condamné la détention et l’expulsion jugées arbitraires de Marcelo Di Stefano, secrétaire chargé de l’organisation syndicale de la Confédération syndicale des travailleurs et travailleuses des Amériques. Arrivé le 1er février pour participer à un séminaire syndical international et à une mission tripartite de l’Organisation internationale du travail, le dirigeant syndical a été retenu plus de sept heures à l’aéroport de Panama avant d’être expulsé, malgré une invitation officielle. «Cette mesure injustifiée et hostile constitue une grave violation des normes internationales et une atteinte à la liberté syndicale», a dénoncé Luc Triangle, secrétaire général de la CSI, qui a également fustigé «un message clair d’hostilité à l’égard du dialogue démocratique et des droits des travailleurs» envoyé par les autorités panaméennes.
Une situation a priori pas nouvelle, rapporte le responsable syndical. «Au Panama, les dirigeants syndicaux sont détenus sans aucun chef d’inculpation, les travailleurs sont harcelés quotidiennement et les droits fondamentaux d’organisation ne sont pas respectés. Ces faits dont a été victime Marcelo Di Stefano s’inscrivent dans le cadre d’une campagne antisyndicale systématique menée par les autorités et qui doit cesser.»