En Corée du Nord, regarder la télévision sud-coréenne peut coûter la vie. Un récent rapport d’Amnesty International s’appuie sur 25 témoignages de personnes ayant fui le pays entre 2012 et 2020, qui décrivent un système répressif et profondément corrompu. Le simple visionnage de séries, films ou émissions sud-coréennes expose à des humiliations publiques, des années de travaux forcés, voire à la peine de mort, notamment depuis l’adoption en 2020 d’une loi criminalisant les «pensées et cultures réactionnaires». Sauf pour les plus riches!
En effet, selon l’organisation, l’application de ces lois est arbitraire: les personnes disposant d’argent ou de relations peuvent souvent échapper aux sanctions les plus lourdes en versant des pots-de-vin, tandis que les plus pauvres sont sévèrement punies. Par ailleurs, des mineurs seraient régulièrement contraints d’assister à des exécutions publiques utilisées comme outil d’«éducation idéologique». Malgré les risques, la consommation clandestine de contenus étrangers resterait largement répandue. Amnesty International appelle les autorités nord-coréennes à abolir ces lois, à mettre fin aux exécutions publiques et à respecter la liberté d’expression.
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