Primes maladie: l’USS appelle à un changement de loi
La douloureuse pour les primes d’assurance maladie de l’an prochain est tombée ce mardi 29 septembre, suscitant comme d’habitude de nombreuses réactions. Dont celle de l’Union syndicale suisse (USS) qui, face à l’augmentation moyenne de 5% annoncée, demande une modification de la loi afin de freiner cette nouvelle flambée. Selon la faîtière, rien ne justifie que le financement des coûts de la santé, dont la hausse est presque exclusivement à la charge des assurés, soit «aussi injuste socialement». Elle souligne que «pour de nombreux ménages, la limite du supportable est dépassée depuis longtemps», ce qui incite de plus en plus de personnes à repousser leur consultation médicale afin d’éviter une participation aux coûts exorbitante.
L’USS estime que rien n’oblige à aligner la hausse des primes sur celle des coûts de la santé. «Le Parlement pourrait modifier les dispositions légales pour plafonner l’augmentation des primes à 3 %, par exemple.» C’est d’ailleurs ce que propose une motion de Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, sur laquelle doit se pencher le Conseil des États ce 30 septembre. «Toute hausse des coûts supérieure à ce plafond devrait alors être financée par des impôts liés au revenu, plutôt que par des primes par tête, foncièrement antisociales.» La faîtière rappelle encore que les cantons doivent fixer dans leur législation la charge maximale que les primes peuvent représenter pour les ménages, comme les y oblige le contre-projet à l’initiative d’allègement des primes, entré en vigueur en début d’année.