Aller au contenu principal
Menu

Thèmes

Rubriques

abonnement

Plus de cent coursiers demandent à Unia de défendre leurs intérêts

livreur just eat
©Olivier Vogelsang

Just Eat veut que les coursiers continuent à faire le même travail, mais en tant que faux indépendant. Ils se retrouveraient ainsi sans aucune sécurité sociale.

Après l’annonce d’un licenciement collectif massif de Just Eat, les salariés de la plateforme de livraison se mobilisent. Unia se battra avec eux pour faire respecter la loi.

Les livreurs et les livreuses de Just Eat ne comptent pas se laisser faire! Dans un communiqué, Unia annonce que plus de cent travailleurs ont fait appel au syndicat pour défendre leurs intérêts dans le cadre du processus de consultation qui fait suite au licenciement collectif annoncé par la plateforme le 22 octobre. Un projet de restructuration qui va à l’encontre de la loi, estime Unia, qui dénonce la volonté de mettre en œuvre «un modèle de travail illégal basé sur de la fausse indépendance». En clair, les coursiers seraient licenciés pour ensuite reprendre le même travail en tant que pseudo indépendants, «sans sécurité sociale et à des salaires de misère», précise le syndicat.

Unia insiste: «Les autorités compétentes ne reconnaîtront pas les livreurs et livreuses de Just Eat comme des indépendant-e-s, pas plus qu’elles ne le font pour Uber Eats. Quiconque agit au nom d’une entreprise est intégré à son organisation du travail et reçoit des instructions – comme c’est le cas chez Just Eat et Uber Eats –, et continue donc d’être considéré-e juridiquement comme un-e salarié-e.» Face à cette impasse, Unia exige de Just Eat et de l’agence d’intérim Randstad qu’ils entrent en négociation pour éviter un licenciement de masse.

Négociations exigées

Le mandat donné à Unia par plus de cent travailleurs et travailleuses pour défendre leurs intérêts a été remis à Just Eat et à Randstad ce lundi 2 novembre. Dans son communiqué, le syndicat détaille les exigences des salariés: «Des négociations sérieuses avec les syndicats Unia et Syndicom afin d’éviter ces licenciements absurdes et s’en tenir à un modèle d’emploi légal» et, dans cette optique, «une prolongation du délai de consultation jusqu’à fin novembre, afin de disposer de suffisamment de temps pour trouver une véritable solution».

A noter qu’une pétition lancée par les travailleurs et par le syndicat circule toujours afin d’exiger une réaction de la part des autorités politiques, qui ont un rôle de surveillance. La pétition peut être signée sur le site d’Unia.

Pour aller plus loin

Commerce de détail: recrutement à la peine

Vendeuse dans un supermarché.

Une étude de Credit Suisse met en lumière la pénurie de main-d’œuvre croissante qu’affronte le commerce de détail, peu attractif. Lignes maîtresses et réaction d’Unia

Les magasins valaisans pourraient fermer à 19h

Tractage.

Le Grand Conseil a accepté un projet visant à étendre les horaires d’ouverture. Si une deuxième lecture est prévue, les opposants – dont Unia – pensent déjà à lancer un référendum

Elvetino: accord salarial conclu

Au terme d’une seule séance de négociations, un accord salarial a été conclu entre les syndicats Unia, SEV et Elvetino, annoncent les partenaires sociaux dans un communiqué commun...

Le sous-traitant d’Uber Eats dans le collimateur de l’Etat

Action de 2019 avec une panacarte représentant un clown McDonald's hurlant "Halte au dumping salarial".

L’Office cantonal de l’emploi de Genève veut soumettre la société Chaskis à la location de services, qui offrirait de meilleures conditions d’embauche aux livreurs