Une large coalition qui refuse la perspective d’un monde invivable appelle à manifester fin septembre sous le slogan «Pas d’étés à 50°C!».
Cet été 2026, qui continue à exploser tous les records, aura aussi vu naître début juillet la mobilisation «Pas d'étés à 50 degrés». Cette coalition, qui réunit plus de septante organisations syndicales, politiques, écologistes, féministes et associatives – dont Unia –, part du constat alarmant que, sans réduction radicale des émissions de gaz à effet de serre, la Suisse pourrait connaître des pics de température proches de 50°C d'ici à 2050. Des estimations confirmées par le philosophe et spécialiste de l'environnement Dominique Bourg, qui affirme que la Suisse se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale et qui invite à transformer l’inquiétude climatique en action collective.
Dans ce contexte, un sursaut politique est inévitable selon les militants et, pour faire réagir les élus, la population est appelée à descendre massivement dans la rue. La coalition réclame un plan d'urgence climatique doté de 38 mesures visant à diminuer rapidement les émissions et à adapter la société aux conséquences du réchauffement. Elle demande notamment de protéger la population durant les fortes chaleurs, d'améliorer les conditions de travail, de rénover et rafraîchir les bâtiments, de soutenir une agriculture paysanne résiliente, de végétaliser les villes et de renforcer les services publics.
Au-delà des mesures immédiates, la mobilisation conteste un modèle économique fondé sur la croissance illimitée et l'exploitation des ressources. Son message central est clair: éviter des étés invivables suppose une transformation profonde, démocratique et solidaire de la société.